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Ils soignent les cordes vocales au Vietnam

Une équipe de spécialistes s'envole aujourd'hui pour Hô-Chi-Minh Ville, où les attendent 84 médecins ORL, pour apprendre à traiter les lésions bénignes de la voix. Une action menée par l'association Ecole de vie On s'entend bien entre le Vietnam et les Montagnes neuchâteloises. Surtout depuis que l'amitié s'active dans les questions médicales d'ouïe et de voix. Ces dernières années, par l'intermédiaire de l'association Ecole de vie, des enfants malentendants ont été appareillés et un équipement de radiologie pour les affections ORL a été acheminé.

10 sept. 2006, 12:00

Une nouvelle action se concrétise aujourd'hui, avec le départ pour Hô-Chi-Minh Ville d'une équipe médicale des Montagnes neuchâteloises. Elle est composée des docteurs Daniel Leuba, Yves Jaquet, spécialistes ORL, Valérie Schweizer, ORL et phoniatre, spécialiste de la voix, et Françoise Gogniat, orthophoniste. Ils seront rejoints par un phonochirurgien de Lyon, le Dr Romain Pérouse.

«En 2004, nous avons proposé aux Vietnamiens un cours sur un domaine qu'ils connaissent mal», indique Daniel Leuba. Ils ont demandé la phonochirurgie, qui touche aux lésions bénignes des cordes vocales. «Les personnes atteintes parlent mal, avec une voix éraillée», précise le spécialiste. C'est, entre autres, le «nodule du chanteur», fréquent chez les enseignants de chant. «Cette chirurgie est régulièrement pratiquée dans les pays occidentaux - de dix à 15 cas par année à la Chaux-de-Fonds - mais peu au Vietnam.»

L'équipe est attendue par 84 élèves-médecins ORL, de tout le pays. Dès lundi, les médecins discuteront avec les patients et passeront aux opérations les matins suivants - ils ont emporté leur propre plateau d'instruments. La phoniatre et l'orthophoniste seront chargées du bilan préopératoire et de la prise en charge postopératoire, ainsi que de la mise en voix. Les après-midi seront consacrés à des exposés théoriques sur les troubles de la voix. Le programme d'une semaine s'annonce chargé.

«Si nous n'allons pas nous-mêmes sur place, les médecins vietnamiens ne pourraient jamais bénéficier d'un tel cours, souligne Jean-Marie Tran, membre d'Ecole de vie. le gouvernement du Vietnam tient à cette collaboration et nous facilite les démarches».

En octobre et novembre prochains, deux groupes d'Ecole de vie s'en iront découvrir le Vietnam autrement, lors de voyages «dans des conditions simples, en sortant des sentiers touristiques», explique leur accompagnant, Jean-Martin Monsch. Autre forme d'amitié active. /ibr

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