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Homme de poigne

Comme attendu, Nestor Clausen succède a Gérard Castella à la tête de Neuchâtel Xamax. L'Argentin, qui a dirigé son premier entraînement hier matin, a signé jusqu'en juin 2009. Comme prévu, Nestor Clausen a signé hier matin un contrat qui le lie pour une année et demie avec Neuchâtel Xamax. L'Argentin n'a pas perdu son temps puisqu'il a dirigé son premier entraînement en fin de matinée après s'être entretenu une bonne heure avec ses nouveaux joueurs.

18 mars 2008, 12:00

Contacté mardi dernier, Nestor Clausen était au courant qu'une victoire samedi contre Thoune aurait pu lui «fermer la porte» xamaxienne. «Je m'étais dit que Thoune était plus faible qu'Aarau et je me suis trompé» lâchait Sylvio Bernasconi, visiblement remis du gros coup qu'il avait encaissé samedi soir. «Je n'aime pas fixer des ultimatums, mais il fallait faire quelque chose» a réitéré le président. «C'est bien que le président ait laissé sa chance jusqu'au bout à Gérard Castella» confirmait Nestor Clausen. «En Suisse romande, vous êtes peut-être habitués à ce que les entraîneurs changent plus rapidement...» rigolait l'Argentin.

«Il fallait un homme de poigne» révélait Sylvio Bernasconi. Voilà l'argument choc qui a favorisé la candidature de Nestor Clausen. «Il doit y avoir du changement, surtout dans l'état d'esprit, l'envie. Les gars doivent se montrer concernés par le maillot, le mouiller» arguait d'emblée le nouvel homme fort de la Maladière, de bonne humeur, mais également plein de détermination dans les paroles et dans le regard. «Nous avons la chance de gagner notre vie grâce au football. Nous devons, avant tout, montrer que nous le méritons. Le public ne doit pas avoir le sentiment que nous volons son argent.»

Mais l'Argentin a également fait comprendre qu'il ne se perdrait pas dans d'immenses théories, celle du matin devait être éloquente. «J'ai insisté sur l'aspect psychologique et la motivation. En Argentine, on dit qu'on change une situation avec les c...» Le champion du monde 1986, qui suivait via internet l'évolution du championnat de Suisse, a vu la dernière demi-heure du match de Neuchâtel Xamax à Bellinzone. «Je n'ai jamais peur. Celui qui a peur doit changer de métier. J'ai confiance dans le travail. Un résultat peut tout changer et je suis convaincu qu'avec le boulot nous allons gagner plus de matches que nous allons en perdre» reprenait l'ancien entraîneur de Sion.

Le premier est déjà pour ce soir et Nestor Clausen s'est montré clair. «Nous allons à Saint-Gall pour gagner, pour sortir l'équipe de la mauvaise passe dans laquelle elle se trouve.»

Aux «rouge et noir» de montrer qu'ils ont des c... / EPE

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