Grande première pour Greubel Forsey

19 janv. 2010, 09:01

«Waouw», lance Stephen Forsey en entrant dans le salon où il va présenter les nouveautés de la marque chaux-de-fonnière Greubel Forsey, qui expose pour la premiere fois au SIHH. Plus un seul siège de libre: les journalistes raffolent des nouveaux arrivants. «Comment vous-êtes vous rencontrés?», «Parlez-nous de votre histoire...» «Qui a construit votre nouvelle usine?»

Cette première au SIHH, parmi les marques du groupe Richemont, constitue pour Stephen Forsey «une super opportunité». Une reconnaissance, en tout cas, au même titre que celle de Richard Mille: en accueillant dans ses murs ces deux marques contemporaines, le comité des exposants veut montrer que la relève est bien présente dans la haute horlogerie. Très haute, dirons-nous. Les 63 collaboraeurs de Greubel Forsey fabriquent moins de 200 pièces par année, dont le prix moyen est de 400 000 francs. «Ah oui, quand même...», souffle une journaliste francophone. «On est loin des montres à 800 euros de Baume & Mercier...»

Greubel Forsey s'est fait connaître des collectionneurs et passionnés d'horlogerie grâce à ses toubillons inclinés, qui permettent une plus grande précision. A La Chaux-de-Fonds, la minutie est poussée à l'extrême: «Un quart de notre effectif travaille à la décoration des composants», indique Stephen Forsey. «Et il faut compter entre 300 et 500 heures de décoration pour un seul mouvement.» Lequel est assemblé deux fois: une première fois pour les tests, avant d'être démonté, peaufiné et réassemblé pour de nouveaux tests, avant l'emboîtage. Pour 2010, la marque presente trois nouveautés. Dont, ci-dessus, un «double tourbillon technique», interprétation originale et innovante de la première invention de la marque. Pour l'avenir, le pipe line est bien rempli, dès lors qu'il faut compter entre trois et cinq ans pour qu'un projet aboutisse. Mouvements à balancier spiral binôme ou à double balancier figurent dans les développements en cours. A voir à un prochain SIHH sans doute... /frk