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Espoirs et craintes pour les communales de 2008

Dans six mois, les Neuchâtelois éliront leurs autorités communales. Confirmeront-ils, dans la capitale cantonale, la poussée à droite de ce dimanche? Dans la tête des responsables de partis en tout cas, on commence à phosphorer. La socialiste Valérie Garbani a-t-elle raison de se sentir que «moyennement confiante» (lire ci-dessous) quant à la reconduction, l'an prochain, de son mandat au Conseil communal de Neuchâtel? Au lendemain d'élections fédérales qui ont vu la députation neuchâteloise au Conseil national basculer à droite, les partis de la capitale cantonale ont commencé hier à examiner quels enseignements le scrutin de ce week-end peut leur fournir dans la perspective des élections communales du 27 avril 2008.

23 oct. 2007, 12:00

«Ce n'est encore qu'une analyse grossière, mais il semble en tout cas que Neuchâtel conserve sa majorité de gauche», indique Christophe Schwarb, président de la section radicale locale. «Les mouvements se sont plutôt faits à l'intérieur des blocs. A droite, l'UDC a un peu progressé, vraisemblablement au détriment de la droite traditionnelle. A gauche, le gain en voix du POP s'est sans doute fait au détriment des socialistes.»

La droite réutilisera-t-elle la tactique de l'apparentement général, donc également avec l'UDC, qui lui a si bien réussi ce week-end? «C'est notre assemblée de section qui en décidera», répond Christophe Schwarb. «A mon avis - mais ça n'engage que moi -, la logique comptable qui a conduit à l'apparentement pour les fédérales devrait se retrouver pour les communales», déclare pour sa part Frédéric Guyot, président de la section UDC de Neuchâtel. «Attention tout de même à ne pas faire de copier-coller entre ce qui se passe maintenant et ce qui se passera en 2008.»

Présidente des libéraux, Caroline Gueissaz se garderait sans doute bien d'une telle facilité. Mais, après avoir fait tourner les résultats de dimanche sur son ordinateur, elle tire deux enseignements: «D'abord en politique, tout en possible, y compris de donner un coup d'arrêt au rouleau compresseur de la gauche à Neuchâtel. Deuxièmement, les électeurs savent marquer la différence sur le contenu.»

Ce n'est pas Matthieu Béguelin qui va la contredire. Le président des socialistes pense que, «certes, il faudra se battre», mais que la gauche pourra à nouveau l'emporter «à partir du moment où c'est la qualité de la gestion communale qui sera mise en avant». Matthieu Béguelin pense aussi que «l'effet Blocher ne devrait plus jouer».

En revanche, la question d'un apparentement général à droite l'interpelle manifestement: «On voit en tout cas que, depuis 2003, l'UDC est devenu fréquentable aux yeux des libéraux et des radicaux.»

Quant à un apparentement général à gauche, la question reste ouverte, malgré l'efficacité de la méthode. «On en discute chaque fois», dit Matthieu Béguelin.

«Je n'ai pas encore reçu mandat de me prononcer sur le sujet», ajoute Blaise Horisberger, coprésident cantonal des Verts - la plus importante formation du groupe PopVertsSol en terme de sièges - et conseiller général à Neuchâtel.

Président du PDC du canton, François Pahud n'exclut non plus rien sur ce sujet: «Avec ces fédérales se termine pour le PDC neuchâtelois un premier cycle d'élections, où nous sommes chaque fois allés seuls à la bataille. Avec les communales de l'an prochain, c'est un autre cycle qui commence.»

Où quelques pour cent de suffrages feront peut-être la différence, selon qu'ils seront perdus ou non. /JMP

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