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De nouvelles pages à écrire pour la promotion de la lecture

La littérature pour la jeunesse dispose d'un nouvel outil de promotion: l'association PromoLecture NE. A la clé, un salon littéraire annuel, alternativement à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds. Elle vient de naître au cours d'une fraîche soirée automnale qui n'a point refroidi les enthousiasmes. Elle s'appelle PromoLecture NE.

29 sept. 2007, 12:00

Comme son nom le laisse deviner, cette association à but non lucratif a pour objectif de promouvoir la littérature jeunesse dans le canton de Neuchâtel. Via la mise sur pied de différentes activités culturelles destinées à un large public de lecteurs. Via, aussi, la tenue d'un salon littéraire annuel, vitrine à la fois culturelle et commerciale déployée en alternance à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds.

Présenté comme le point d'orgue des projets de l'association, le salon devrait connaître sa première édition en juin 2009. Susie Morgenstern apparaît d'ores et déjà comme l'une des auteurs et illustrateurs invités. «Juin nous a semblé propice, il n'y a pas d'autres salons durant ce mois-là; d'autre part, les répercussions sur les lectures d'été ne sont pas négligeables» défend Alfred Béguin, l'un des initiateurs de PromoLecture NE. L'ancien délégué à la lecture du canton de Neuchâtel l'a constaté: l'école ne peut pas, à elle seule, inciter les enfants à dévorer des bouquins, ni promouvoir la littérature tous azimuts. «Avec notre association, en revanche, nous pourrons toucher l'ensemble de la société civile».

Le salon de littérature jeunesse d'Yverdon a servi, en quelque sorte, de matrice au projet. Rien de comparable n'existe à Neuchâtel, y a constaté l'an dernier Alfred Béguin avec quelques libraires. «En outre, les auteurs et les commerces sont un peu lassés des grands-messes telles que le Salon du livre de Genève, où les aspects financiers ont pris le pas sur les liens de proximité».

Les bienfaits de cette proximité, Alfred Béguin a pu les mesurer en tant que responsable de l'année de l'auteur dans les classes. «Une rencontre avec un écrivain, ça laisse des traces durables dans les esprits. C'est un moyen de promotion fantastique». Ainsi, PromoLecture offrira aux enfants la possibilité de rencontrer l'un des auteurs du salon, auteur qu'ils auront lu préalablement.

Proximité encore, dans la mesure où les diverses activités joueront le jeu de la décentralisation et essaimeront dans toute commune intéressée à les accueillir. Ces activités? Il peut s'agir de lectures publiques, d'expositions dans les bibliothèques, dans les musées qui accrocheraient à leurs cimaises les ?uvres originales d'illustrateurs. «On peut aussi imaginer qu'une troupe de théâtre de la région s'empare d'un album ou d'un livre pour en faire un spectacle».

Imaginer, encore, que les adultes s'intéressent davantage à certains romans pour la jeunesse qui mobilisent aussi de grandes plumes, à l'image de J. M. G. Le Clézio qu'Alfred Béguin rêverait de faire venir. «C'est tout un public qui pourrait être touché». Abolir les frontières, s'ouvrir... PromoLecture NE se propose de tisser des liens avec d'autres associations comme Lire et faire lire, Lire et Ecrire, PIP (Prévention de l'illettrisme au préscolaire), d'autres encore, qui disposeraient également d'une vitrine au salon.

Sur les pages de PromoLecture NE, beaucoup de choses pourront s'écrire, promet Alfred Béguin, président de l'association. / DBO

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