Dans son nouveau spectacle, Joseph Gorgoni a laissé tomber Marie-Thérèse Porchet

Dans son nouveau spectacle, "De A jusqu'à Zouc", Joseph Gorgoni ne s'abrite plus derrière Marie-Thérèse Porchet. C'est de lui qu'il nous parle, comme il le fera du 22 au 25 octobre à Neuchâtel.

06 oct. 2014, 11:09
Joseph Gorgoni se dévoile dans son nouveau spectacle.

On connaît tous, ou presque, Marie-Thérèse Porchet. Mais Joseph Gorgoni? Dans son nouveau spectacle, "De A jusqu'à Zouc", l'humoriste a remisé au placard la perruque et la robe de la mégère de Gland. C'est de lui qu'il vient nous parler, à travers les 35 personnages, essentiellement féminins, qui l'ont construit en tant que comédien, chanteur et danseur. Des "confidences" à découvrir du 22 au 25 octobre au théâtre du Passage, à Neuchâtel, puis en mars 2015 à La Chaux-de-Fonds et au Locle.

Plus de perruques ni de tailleurs, mais un costume noir. Pourquoi ce besoin de se raconter au naturel?

Joseph Gorgoni: Marie-Thérèse m’a fait vive des choses exceptionnelles. C’est hallucinant ce qui m’est arrivé. Avec Pierre Naftule, qui écrit et me met en scène, on cogite autour de ce spectacle depuis cinq ans. Il vient de l’envie de raconter comment j’en suis arrivé là avec Marie-Thérèse en filigrane.J’ai le trouillomètre à zéro.

Vous avez toujours avoué être traqueur.

Puissance dix cette fois-ci! Je n’ai plus de costumes pour me protéger. Marie-Thérèse est un défouloir, le public attend la vacherie. Là, je ne sais pas ce qu’il attend. Je l’ai joué deux fois et j’entends qu’il rit avec moi et pas de moi. Ça me soulage.Ce spectacle n’est pas un bilan. Il raconte plutôt le sens de l’humour. Avec toutes les horreurs que j’ai pu raconter sur les gens, il fallait bien que je rie de moi. Mais je craignais le ridicule, d’être faux. D’après les retours, les gens me voient tel que je suis. C’est moi! Que moi! Qui raconte mon enfance, ma grand-mère, l’école, Paris, tout ce que j’ai subi par rapport à l’homosexualité, l’armée...

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