Crise hospitalière: le "président des médecins neuchâtelois" prend position

Walter Gusmini, président de la Société neuchâteloise de médecine, qui réunit les 450 médecins du canton, prend position au sujet de la crise hospitalière. Il pense qu'il faudrait revenir sur certaines options du plan cantonal.

22 avr. 2015, 17:10
Le docteur Walter Gusmini dans son cabinet de La Chaux-de-Fonds.

«Certaines options du plan hospitalier ont été décidées sans que l’on connaisse leur impact sur le plan financier et dans le domaine médical. A partir de là, si cela s’avère nécessaire, il faudra revenir devant le peuple.»

On appelle ça un pavé dans la mare. Il n’émane pas de n’importe qui, mais de Walter Gusmini: médecin généraliste installé à La Chaux-de-Fonds, il préside la Société neuchâteloise de médecine, qui regroupe les quelque 450 médecins du canton.

Pourquoi a-t-il décidé de prendre position? "Parce que j’ai de grandes craintes en ce qui concerne  la relève médicale, en particulier dans le domaine de la médecine de premier recours. Cette relève pose problème partout. Mais c’est encore pire dans le canton de Neuchâtel, car la crise dans le dossier hospitalier n’invite pas les médecins à venir se former ou travailler chez nous."

Sa proposition: offrir une formation «clé en main» aux futurs médecins de premier recours. Cette discipline serait enseignée dans un Centre de traitement et de réadaptation (CTR), "qui ne doit pas être considéré comme un hôpital de seconde zone, au contraire. Ce serait une excellente opportunité pour le site de La Chaux-de-Fonds."

Ces propos sont tirés d'une interview à paraître dans nos éditions payantes de jeudi, qui présenteront également un nouveau projet pour la pédiatrie dans les Montagnes.