Cinéaste chaux-de-fonnier remarqué

29 janv. 2010, 10:32

Les 45es Journées du film de Soleure ont enregistré un record de fréquentation et ont lancé des films étonnamment forts, dont celui du réalisateur chaux-de-fonnier Mitko Panov. Ce sont toutefois des documentaires qui ont raflé les prix lors de la dernière journée.

Le jury a choisi jeudi d'attribuer le «Prix de Soleure» doté de 60 000 francs à «Nel giardino dei suoni» (»Dans le jardin des sons») de Nicola Belluci. Le film consacré au thérapeute aveugle Wolfgang Fasser, qui soigne par la musique, est «un puissant manifeste en faveur de la dignité humaine», a estimé le jury. Le «Prix du public» est allé à «Bödälä - Dance the Rhythm» de Gitta Gsell. La réalisatrice de ce film de danse au rythme rapide a reçu 20 000 francs.

Les Journées de Soleure, qui se sont allongées cette année d'un jour par rapport aux éditions précédentes, ont enregistré pour la première fois plus de 50 000 entrées. Une «étape magique» a été franchie, s'est réjoui le directeur du festival Ivo Kummer, qui souligne que la fréquentation a été régulière durant les sept jours.

Dans le registre des films de fiction, la surprise est venue de «La guerre est finie» du réalisateur vivant à La Chaux-de-Fonds Mitko Panov. Cette épopée familiale, qui se déroule entre le Kosovo et la Suisse, a été accueillie avec beaucoup de sympathie par le public. Sa date de sortie dans les salles n'est pas encore connue.

En termes politiques, les Journées 2010 ont été inhabituellement détendues. Le ministre de la culture Didier Burkhalter n'a pas caché que les gros dossiers de son département sont plutôt la santé, les affaires sociales et la formation. Le recours déposé par les associations professionnelles du film contre la politique de la section film de l'Office fédéral de la culture (OFC) n'est qu'un problème parmi d'autres, a dit le Neuchâtelois. Et de reconnaître avoir «pratiquement encore tout à découvrir de la politique du cinéma». Le libéral-radical s'est toutefois dit prêt à discuter avec la plus grande ouverture possible de l'évolution du soutien fédéral au film pour les années 2011-2013. Nicolas Bideau, le responsable de la section film de l'OFC, s'était auparavant également montré prêt à faire des compromis.