Cartier au chômage partiel

28 avr. 2009, 08:44

L'un des plus gros employeurs des Montagnes neuchâteloises met une majorité de ses employés au chômage technique. Pour éviter de devoir procéder à des licenciements, Cartier introduira au Crêt-du-Locle, dès le 1er mai, du chômage partiel à 60% pour son personnel de production et à 30% pour son personnel administratif.

Le fleuron du groupe Richemont appliquera cette mesure pour une durée de six mois, nous a précisé hier une porte-parole de l'entreprise. Pas loin de mille personnes travaillent sur le site de Cartier, qui regroupe toutes les étapes de la fabrication d'une montre. Selon «L'Agefi» d'hier, environ 500 personnes seraient concernées.

Le groupe Richemont annoncera ses résultats annuels le 14 mai prochain. Il a déjà pris plusieurs mesures pour réagir à la crise en introduisant notamment du chômage partiel dans sa filiale de Villars-sur-Glâne et en renonçant aux contrats intérimaires à La Chaux-de-Fonds. Les entreprises spécialisées dans l'habillage horloger, comme HGT aux Brenets et Stern Créations à Genève, ont également été touchées par des licenciements, tout somme la marque Roger Dubuis. /frk

170 000 heures en mars

C'est un record absolu: en mars, le canton de Neuchâtel a enregistré 173 000 heures chômées dans 134 entreprises au titre de réduction de l'horaire de travail, relève Sylvain Babey, chef du Service de l'emploi. Un chiffre qui représenterait, statistiquement, plus de mille postes complets!

Pour l'instant, une seule entreprise a demandé au canton de mettre sur pied une formation adaptée à ses employés au chômage. «Elle a formulé ses besoins et nous sommes en train de finaliser une formation avec le Cefna (réd: centre de formation pour adultes), indique Sylvain Babey. Qui précise que plusieurs entreprises ont leur propre système de formation l'interne. /frk

170 000 heures en mars