Carnet noir: décès du légendaire footballeur Marcel Mauron

Le légendaire footballeur Marcel Mauron est décédé vendredi 21 janvier à l’âge de 92 ans. Ancien international suisse, ce formidable gaucher était membre de la grande équipe du FC La Chaux-de-Fonds qui avait conquis plusieurs trophées nationaux dans les années 1950.
22 janv. 2022, 08:09
/ Màj. le 27 janv. 2022 à 09:00
Marcel Mauron avec un ballon en 2010.

Marcel Mauron est décédé vendredi 21 janvier à l’âge de 92 ans, quelques jours après le décès de son épouse. Ce Genevois d’origine a marqué l’histoire du football suisse et chaux-de-fonnier. Né à Genève en 1929, il est arrivé à La Chaux-de-Fonds en 1951.

Ce formidable gaucher rejoignait alors la grande équipe du FC La Chaux-de-Fonds (FCC) qui évoluait au sommet du football suisse. Avec les «jaune et bleu», Marcel Mauron a conquis deux titres de champion national (1954 et 1955) et trois Coupes de Suisse (1954, 1955 et 1957). Il avait également participé à l’épopée européenne du FCC en 1964.

Lors de la saison du deuxième doublé titre et championnat (1954-1955), il avait terminé meilleur buteur de LNA (ex-Super League) avec 36 buts. Il en a inscrit 99 au total en 234 matches. Il a également porté les couleurs de Servette, Cantonal (avant la fusion avec Xamax), Granges et Young Fellows (actuellement YF Juventus ZH).

Sur le plan international, il comptait 13 sélections avec l’équipe de Suisse avec deux buts inscrits. En 1954, Marcel Mauron faisait partie des 22 sélectionnés pour la Coupe du monde en Suisse. Il n’a pas joué. Cette équipe de Suisse comportait alors des stars telles que «Kiki» Antenen, Willy Kernen et Jacques Fatton, qui «barraient» Marcel Mauron.

«Le dernier Mohican»

Nous avions rencontré Marcel Mauron en 2010, avant la Coupe du monde disputée en Afrique du Sud, et il se définissait lui-même comme «le dernier des Mohicans» de cette formidable équipe chaux-de-fonnière.

En savoir plus: Marcel Mauron «le dernier mohican» chaux-de-fonnier du Mondial

Après sa carrière de footballeur, terminée en 1966, il avait racheté une entreprise de cadrans qui comprenait 18 employés et il l’avait revendue avec 80 employés. «Je suis plus fier de cette réussite que de mon passé de footballeur», disait-il.

Une page se tourne pour le FCC

Surnommé «Boubi», il se considérait comme «un vrai Chaux-de-Fonnier» et il était resté proche du FCC en devenant directeur sportif, entraîneur des adultes comme des juniors. Il n’avait pas hésité à lancer quelques jeunes talentueux dans le grand bain de la ligue nationale.

Il avait souvent aidé son ancien club financièrement. Son neveu Yves Mauron a également porté les couleurs du club chaux-de-fonnier durant les années 1980.

Avec son départ, une page de l’histoire du club de la Charrière se tourne définitivement.

par Julian Cerviño