Carnaval est sur les rails

La manifestation se déroulera du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril. Une douzaine de cliques sont déjà inscrites pour les trois jours. Plaquettes en terre cuite et pin's mis en vente pour boucler le budget ue les collectionneurs se rassurent. Les plaquettes en terre cuite de Carnaval ne disparaissent pas totalement du paysage. Si des pin's à 10 fr. seront vendus, 500 plaquettes à 15 fr. seront mises en circulation. C'est le seul gros changement pour 2006. Les pin's égrèneront, depuis la lettre «C» pour 2006, le mot Carnaval de La Tchaux... jusqu'en 2023.

03 févr. 2006, 12:00

Cette année, le Carnaval se déroulera du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril. Les points forts de la manifestation restent le cortège des enfants du samedi à 17h, le concert des cliques sous la tente à la place du Marché, le cortège du dimanche et la mise à feu du Bonhomme Hiver. Le samedi matin, la tente sera animée par un marché aux puces. Radio Look sera aussi de la partie. Elle prendra l'antenne à partir du 18 mars. Quant à l'équipe de Carnaval, elle sera présente centre Coop des Entilles du lundi 27 au vendredi 31 mars.

Soutien de la Ville

Le budget de 160.000 francs est couvert à 70%. Le comité compte sur la vente des plaquettes et des pin's pour le boucler. Le Carnaval bénéficie du même soutien de la Ville que les années précédentes, assure le conseiller communal Jean-Pierre Veya, directeur des Affaires culturelles.

Jusqu'à aujourd'hui, douze cliques se sont inscrites, les locaux d'Archichaux en tête. Elles viennent de toute la Suisse, ainsi que de France. «L'ambiance chaux-de-fonnière leur plaît bien, ce n'est pas militaire», dit le comité d'organisation. D'autres pourraient venir allonger la liste. Il est encore possible de s'inscrire (voir page 6).

Côté restaurants, une dizaine d'établissements se sont engagés à soutenir la manifestation. Ce qui leur assure le passage de cliques dans leurs estaminets.

Bonhomme sponsorisé

Cette année, sous la tente, le comité a loué les bars à l'équipe d'Eté Tchaux. «Il faut laisser des pros faire ça pour que nous nous occupions davantage de la manifestation.» La Société du Carnaval exploitera un seul bar. Le Bonhomme Hiver sera aussi parrainé. Une discothèque l'a payé. Un minibonhomme prendra aussi place sur un char pour les cortèges. Pourquoi pas le vrai? Les normes de sécurité (lignes des TRN) imposent une hauteur maximale. Du coup, le bonhomme serait un nain. / DAD

Un événement «en parallèle»

«Certains cafetiers ont eu l'idée de relancer la manifestation», explique Benoist Vaucher, qui s'exprime en tant que président de l'association locale des cafetiers-restaurateurs. Ces commerçants avaient l'impression que la fête s'essoufflait, qu'il y avait un problème et entendaient «voir ce qu'on pouvait faire pour le résoudre». Certaines années, il n'y aurait pas eu assez de répondant de la part des cliques.

De diverses assemblées, il est ressorti un groupe de 11 restaurateurs. Ils ont décidé de refaire un Carnaval assez centré, qui va du Gaz à L'Union. Ils payeront des cliques pour animer leurs restaurants le samedi de la manifestation. «C'est aussi pour dynamiser leur propre commerce. Plutôt que de se plaindre, ils ont décidé de se prendre en main», note Benoist Vaucher. Ces commerçants vont «faire quelque chose en parallèle. Il n'y a pas de guerre, mais une déception». Et d'ajouter: «Chacun se tient au courant, la porte à la collaboration n'est pas fermée».

La tente de la place du Marché n'arrange pas ces restaurateurs, qui veulent «diffuser le Carnaval dans le centre-ville». Benoist Vaucher espère que «le monde attirera le monde».

La tente? «C'est utile pour abriter la manifestation en cas de mauvais temps», rétorque le comité d'organisation de l'événement. La structure est utilisée aussi pour servir aux cliques le petit-déjeuner et le repas de midi à dimanche. «A La Chaux-de-Fonds, nous n'avons pas les infrastructures en dur pour faire ça», ajoute Bernard Bergeon, le président du comité. La Maison du peuple? «Il y a toujours un match au loto ou quelque chose d'autre». Bernard Bergeon estime qu'il y a eu, de part et d'autre, «un manque de communication».

Dans ce contexte, le conseiller communal Jean-Pierre Veya a indiqué clairement, au nom du Conseil communal, qu'il n'interviendra pas, «sous réserves de problèmes de sécurité liés à la circulation des cliques». Pour sa part, Benoist Vaucher assure que l'événement mis sur pied par les restaurateurs «n'empiétera que peu sur le domaine public», puisqu'elles ne feront que se rendre d'un restaurant à l'autre. / dad