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Cap ou pas cap? Capa'cité a relevé le défi d'une édition presque parfaite

Après six jours de manifestation, le salon des métiers va fermer ses portes ce soir à La Chaux-de-Fonds. On a voulu lister les couacs, mais cette 6e édition de Capa'cité semble presque parfaite, à part la circulation bloquée sur le Pod, qui a fait quelques grincheux.

14 sept. 2016, 10:35
/ Màj. le 14 sept. 2016 à 11:49
La population de 7 à 77 ans a visité le salon des métiers Capa'cité, qui ferme ses portes ce soir.

"Idéal, idyllique, impeccable, irréprochable, merveilleux", etc. Voici ce que vous trouverez dans le dictionnaire en cherchant les synonymes de "parfait". Cette 6e édition de Capa’cité a presque touché la perfection, à entendre les retours des acteurs de la manifestation. Et ce n’est pas le sourire du président du comité, Matthieu Aubert, qui va les contredire. "A chaud, le bilan est extrêmement positif. Les élèves et la population ont répondu présents et le beau temps n’a rien gâché. Avec plus de 500 bénévoles, il est indispensable pour leur motivation que la manifestation se passe dans les meilleures conditions possibles." Objectif : réussi. D’ici la fin de l’année, Capa’cité pourra confirmer la qualité de cette édition grâce à une étude d’évaluation produite par la Haute École de Gestion. "Lors de la dernière édition il y a deux ans, l’étude avait démontré que 40% des élèves venus à Capa’cité avec leur classe avaient visité le salon une seconde fois." Cette 6è édition fera-t-elle mieux?

La nouveauté, c'est toujours un succès

Capa’cité a mis en place plusieurs nouveautés cette année. La nocturne d’hier a été appréciée. Organisé cet après-midi, le speed dating de l’apprentissage, qui permet aux élèves de se présenter en face-à-face à vingt entreprises pour 130 places d’apprentissage, est déjà un succès. Et puis, il y a le projet « déc’ouverte », obligatoire pour les élèves de 10è et 11è Harmos. "Lors de précédentes éditions, les professionnels et les enseignants s’étaient parfois plaints du manque de temps lors des visites", explique Matthieu Aubert. "Nous avons donc mis en place le concours Déc’ouverte. Chaque classe a passé 10 minutes à poser des questions aux apprentis d’un métier imposé. Puis, les élèves disposaient de 10 minutes libres. Les professionnels ont mis des notes à ces classes, selon les questions et l'intérêt. A la fin, les trois meilleurs groupes empochent un montant, qui va dans la caisse de classe."

Jackpot, pour Capa’cité. Le projet a été salué par tous les acteurs. C’est également un moyen de rendre les élèves attentifs, à un âge ou l’effet de groupe et les sorties de classe sabotent la concentration. "Au vu des premiers résultats, tout le monde a joué le jeu. Les notes sont très correctes, mais ce n’est pas non plus "l’école des fans"."

Un temps limité et un Pod « constipé »

Parce que, bon. Organiser une manifestation parfaite sur tous les points manquerait d’adrénaline, non, Matthieu Aubert ? "Il y a le problème de la frustration de certains professionnels et enseignants dû à la rapidité des passages des classes dans chaque village." C’est qu’avec 4500 élèves et la population, le temps est compté.

Sur la page Facebook d’Arcinfo, certains internautes se sont plaints du débordement du salon des métiers sur l’Avenue Léopold-Robert. "Je comprends. Certains nous ont parlé de déplacer Capa’cité à Polyexpo, mais ce n’est pas ce qu’on souhaite. D’abord, ce serait trop petit. Ensuite, ici, au centre de la ville, on a un réel contact avec la population. Je ne veux pas d’un Capa’cité qui serait une exposition."

Mathias, 6 ans, mascotte

Une anecdote sur cette 6è édition ? "Il y a la mascotte du Village Bâtiment, Mathias. Ce garçon de 6 ans est venu tous les jours après l’école. Il a reçu un casque, une truelle, il a dirigé certains travaux." Un vrai coup de cœur, réciproque. Mais les vraies stars, ce sont les métiers. "Capa’cité est une manifestation réellement altruiste", selon le président du comité Matthieu Aubert. "Le but n’est pas de recruter ces jeunes, mais de leur montrer la palette de métiers la plus large possible pour qu’ils puissent se choisir un avenir.

Capa’cité ferme ses portes ce soir, au moment où le froid de l’automne débarque. La prochaine édition aura lieu à Neuchâtel. Aurait-elle la capacité de devenir vraiment parfaite ? Réponse en 2018.

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