Calibre Cricket automatique pour célébrer 150 ans d'âge

Endormie pendant une quinzaine d'années, la maison Vulcain a repris des couleurs depuis 2002. Cette année, elle célèbre ses 150 ans d'existence avec un calibre automatique. Bien évidemment le Cricket. Marquer ses 150 ans d'existence d'une pierre blanche: la maison Vulcain le réalise à plus d'un titre. Elle a dévoilé samedi à Bâle en avant-première son nouveau calibre automatique, baptisé V-18. Il a été conçu «entièrement maison. Nous l'avons construit sur la base du calibre Cricket manuel auquel nous avons ajouté toute la partie automatique», explique Bernard Fleury.

07 avr. 2008, 12:00

«La Vulcain, dans la région, les gens connaissent», ajoute le directeur général de la société locloise. Fondée en 1858 à La Chaux-de-Fonds par les frères Ditisheim, la marque a frappé les esprits avec son célèbre modèle Cricket, la première montre-bracelet réveil. Jusqu'à présent, le mouvement mécanique du modèle était à remontage manuel.

Le nouveau calibre automatique compte 221 composants contre 158 pour l'original. «Il a été développé à l'interne mais je remercie aussi toutes les personnes qui ont ?uvré à sa réalisation et trouvé des solutions», dit Bernard Fleury. La marque a notamment fait appel aux talents d'un constructeur et d'un maître horloger externes. «Une vraie collaboration d'équipe.» Ce calibre, pour l'instant, équipe un modèle de base existant. Baptisée Vulcain Heart Anniversary, cette montre est éditée à 150 exemplaires en or rose et 450 en acier. Spécialement traitée anthracite et affichant des finitions soignées, elle a un prix de base de 5800 francs pour le modèle en acier.

«Nous voulons fiabiliser le produit avant de poursuivre le développement», confie le directeur général. Le calibre, de toute manière, «arrive très bien avec les difficultés autour des approvisionnements.» Une nouvelle pièce anniversaire sera tout de même dévoilée à l'automne.

A Bâle, l'événement organisé samedi se voulait d'importance mondiale. Il a réuni une centaine de personnes. A l'automne, l'anniversaire sera davantage local avec le soutien de Michel Ditisheim, descendant de la famille fondatrice. «Pour bien marquer l'ancrage historique de la marque alors qu'elle a failli partir je ne sais où», souligne Bernard Fleury. Celui-ci, avec l'appui d'investisseurs, a pu relancer Vulcain en 2002. La marque fait depuis son chemin.

«Une marque, c'est dans la pérennité qu'elle confirme. Au début, nous étions observés. Il faut prouver que nous sommes là, que nous sommes bien ancrés. Chez Vulcain, nous aimons bien poser les choses sans faire du surplace», dit Bernard Fleury. Celui-ci tenait absolument à ce qu'un livre retrace les 150 ans d'existence de Vulcain. C'est aujourd'hui une réalité. Ecrit par les journalistes Laurent Duvanel et Michel Jeannot, l'ouvrage de 144 pages retrace chronologiquement les développements de la marque. / DAD