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Alpagas dans le jardin

La famille Zeller adore les animaux. Deux alpagas ont rejoint leurs poules, leurs canards et la tortue dans leur jardin. Une curiosité qui ne se limite pas au quartier «La majorité des gens pensent que ce sont des lamas ou de gros moutons», sourit Jacqueline Zeller. «Il y a beaucoup de voitures qui s'arrêtent et scrutent notre jardin», prolonge son mari. La famille Zeller stimule la curiosité des passants de la rue Tivoli, à Saint-Imier, depuis lundi de Pâques. Jour depuis lequel les deux alpagas qu'ils possèdent broutent paisiblement sur le terrain attenant à leur domicile.

07 mai 2006, 12:00

Gottfried Zeller explique qu'il a toujours eu une passion pour «les bestioles». Ce fils d'agriculteur, également paysan de formation, s'est établi avec son épouse dans sa maison en 2003. Une acquisition qui répondait à un rêve commun: avoir des animaux de compagnie plutôt particuliers. Si leur jardin n'est pas encore un parc animalier, il commence à y ressembler. Un grillage empêche les ruminants d'approcher un petit étang, aménagé pour quatre canards, et le poulailler. «On a aussi une tortue, et le chien du voisin est aussi un peu le nôtre», détaille Gottfried Zeller.

Famille de La Cibourg

Les deux camélidés sont des mâles. Le plus petit, Sugus, est né en septembre 2005. Son compagnon Flocon en mars de la même année. Tous deux sont la progéniture du couple d'alpagas du camping de La Cibourg. Les Zeller admettent posséder les animaux originaires des Andes un peu par hasard. Jusqu'à l'an dernier, «nous avions une variété de moutons allemands. On avait aussi un bélier, mais comme il était agressif, on a décidé de s'en séparer», précisent-ils.

Les gérants du camping de la Cibourg sont des membres de la famille. «Les alpagas sont arrivés chez nous sur proposition de mon oncle et de ma tante, développe Jacqueline Zeller. Ils en possédaient sept, dont quatre mâles».

Pour éviter qu'ils ne finissent dans une assiette ou qu'ils ne se reproduisent, le couple a accepté d'en recueillir deux. Une petite étable était déjà aménagée sur leur terrain de plus de 2000 m2 où paissaient les moutons. Ces ruminants, voisins du lama, n'exigent pas un entretien particulier puisqu'ils se contentent d'herbe, de foin et d'eau. C'est leur fille Emilie, 9 ans, qui se charge de les nourrir. Quant au père, il s'occupera prochainement de les tondre.

Intérêt des écoles

Tous les camarades de classe (2e année primaire à Saint-Imier) de la petite Emilie sont fascinés par l'affaire et ne manquent pas de lui demander de passer voir les deux bêtes. «Ils sont vraiment sympathiques et tout doux», précise l'enfant, visiblement très fière du choix de ses parents. Qui ont déjà été sollicités par une enseignante de Courtelary qui leur a demandé de pouvoir assister à la tonte, avec une classe. «On est en train d'organiser cette visite, à laquelle s'ajoutera normalement la classe d'Emilie», précise Gottfried Zeller qui s'apprête à tondre les alpagas pour la première fois.

Il admet découvrir cette espèce. «Je me suis même renseigné s'il fallait avoir une autorisation pour les avoir. On m'a dit qu'un enclos suffisait». Son épouse relève qu'il n'est pas difficile de s'en occuper: «Les alpagas sont très propres... ils font toujours leur besoin au même endroit!». L'animal est très curieux mais très craintif, spécifie-t-elle. Leur aspect et leur sympathique gueule incitent à la caresse, mais «il ne faut cependant pas trop les embêter car, comme les lamas, ils peuvent cracher», prévient, amusé, Gottfried Zeller.

Avant-hier, ils ont reçu des colliers. Après cette phase d'apprivoisement, l'idée de la famille est de faire des trekkings avec les deux nouvelles stars du quartier. Quant à la laine, elle sera généreusement offerte à une artisane de Saint-Imier, qui en fera des fleurs et des chapeaux. / MAG

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