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Zones humides à la traîne

07 avr. 2010, 04:15

«Le mot clé, c'est «émotionnel». Je le sais, cela fait vingt ans que je suis dans ce domaine...» Yvan Matthey de Pro Natura résumait ainsi le ton des débats portant sur les zones humides, lors de l'assemblée de la Société d'agriculture du district du Locle, tenue récemment aux Ponts-de-Martel.

Le fond du problème: les agriculteurs peinent à se plier à des lois contraignantes qui vont à l'encontre des efforts consentis par leurs prédécesseurs pour améliorer des terres ingrates.

Dans les marais ponliers, regrette Yvan Matthey, «les contrats avec les agriculteurs pour les zones tampons ne sont toujours pas en place partout.»

Pour garantir les intérêts des exploitants, «la solution la plus simple, c'est de faire des échanges de terrains avec des parcelles situées hors zones tampons». Dans cette optique, Pro Natura a acheté l'an dernier le domaine Cachot 8, dans la vallée de La Brévine, afin d'avoir du terrain à proposer pour ces échanges. Mais «pas un seul mètre carré n'a pu être acquis aux Ponts-de-Martel».

Présent lors de la même assemblée, Laurent Favre, président de la Chambre d'agriculture et viticulture (Cnav) rappelle que le canton pourrait tout à fait imposer ces zones tampons.» Il salue les prémices d'un syndicat d'amélioration foncière en train de se mettre en place aux Ponts-de-Martel. «Vous devez être partie prenante à ces discussions sur vos terres!», a-t-il lancé.

Michel von Wyss, président de la section neuchâteloise de Pro Natura, appelle de ses vœux «une collaboration franche» avec les agriculteurs. De manière à trouver «des solutions gagnant-gagnant». /cld

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