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La police renonce aux postes des Verrières et de La Brévine

Les postes de police des Verrières et de La Brévine seront fermés dans le courant du semestre. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre de la restructuration en cours au sein de la police neuchâteloise. Le personnel concerné sera déplacé. «Nous avons pris cette décision dans un souci d'efficacité plus que d'économie.» Pascal Luthi, responsable de la planification et de l'information à la police cantonale neuchâteloise, justifie ainsi la fermeture prochaine des postes de police des Verrières et de la Brévine, qui prendra effet dans le courant du semestre.

29 janv. 2008, 12:00

Deux agents seront concernés par cette restructuration, l'un aux Verrières et l'autre à La Brévine. Ils seront intégrés à d'autres brigades. A l'avenir, ce seront les postes de Môtiers, respectivement du Locle, qui se chargeront des patrouilles et des interventions, comme c'est actuellement le cas lorsque ceux des Verrières et de La Brévine sont fermés. Cependant, dans un premier temps, une permanence sera assurée deux fois par semaine dans les communes concernées. Ce service sera ensuite réexaminé dans le courant de l'année, et adapté ou supprimé selon les conclusions de l'évaluation.

Cette décision s'inscrit dans le cadre de réformes plus globales à l'œuvre au sein de la police neuchâteloise. «Le but est de pouvoir affecter nos ressources humaines de manière plus flexible», affirme Pascal Luthi qui qualifie l'actuelle division du territoire d'obsolète. «Le maillage territorial date de l'époque où les gendarmes n'avaient pas de radio et se déplaçaient à vélo», explique-t-il. Le terrain était alors divisé en petites unités, ce qui, selon lui, n'a plus lieu d'être vu les moyens de communication dont disposent aujourd'hui les services de police. Pascal Luthi assure, en outre, que la suppression des brigades des Verrières et de la Brévine ne changera pas grand-chose dans les faits: «Le poste est de toute façon fermé quand les gendarmes de ces communes sont appelés à intervenir sur le terrain.» Un point de vue que partage Yvan Jeanrenaud, administrateur de la commune des Verrières, même s'il regrette «que les régions périphériques fassent une fois de plus les frais des restrictions.» Quant à la permanence bihebdomadaire qui sera mise en place, «elle me fait un peu rire», lâche-t-il. «Tout ce qu'on demande, c'est qu'on puisse avoir un policier dans le quart d'heure, qu'il soit midi ou deux heures du matin.»

Du côté de La Brévine, la nouvelle ne constitue pas une surprise. «On s'y attendait», reconnaît Claudine Paris, conseillère communale en charge de la police. Elle prend la chose avec philosophie, même si elle avoue avoir des regrets: «Le gendarme habitait chez nous, on pouvait s'adresser à lui n'importe quand. Maintenant, il faudra s'habituer aux horaires fixes.»

Aux Verrières comme à La Brévine, on envisage, par ailleurs, sérieusement de conclure un mandat de prestations avec la police neuchâteloise. Un service qui sera facturé aux communes et qui, du coup, irrite Yvan Jeanrenaud: «On se demande pourquoi on paie des impôts.» /NHE

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