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C'est quoi cette maison aux volets fermés depuis des années au centre de La Brévine?

A La Brévine, au centre du village, une grande bâtisse sur plusieurs étages est toujours volets fermés. Que se passe-t-il derrière ses fenêtres closes? Longtemps Eva Matthey-Doret y a vécu. Jusqu'à sa mort, à 93 ans. Quelle longévité, alors que tout le monde pensait qu'elle mourrait jeune, puisqu'elle était malade depuis toujours! Cette maison, qui a été celle de sa famille, stagne aujourd'hui dans une inertie immobilière totale.

22 févr. 2016, 18:40
A  La Brévine, à la rue du Village 163, le temps s'est arrêté. Volets fermés, la maison qui s'y dresse, sur plusieurs étages, et classée au patrimoine neuchâtelois, est un poids mort au coeur de la place centrale.

Au centre de La Brévine, l'ancienne cure a été aménagée en bâtiment communal, le temple a été rénové, et l'hôtel-restaurant de L'Hôtel de Ville sera réhabilité. Tout y évolue, change, bouge. La Fête du Froid a rendu ses lettres d'or à la Sibérie de la Suisse. Mais il y a un mais... Une bâtisse gît dans une inertie immobilière qui appesantit cette dynamique générale. 

Rue du Village 163, une grande maison est figée dans le passé. Volets fermés, elle est privée depuis des années d'une normale vie résidentielle. Il reste aux villageois à se replier sur l'histoire et les souvenirs liés à cet immeuble d'un autre temps. Et notamment sur l'importante tranche de vie d'Eva Matthey-Doret, la dame qui y a logé très longtemps. Depuis l'enfance. Considérée comme fragile de santé, elle a été tenue à l'écart du monde. Elle a vieilli en passant des heures à sa fenêtre, assise dans un genre de chaise longue. Elle aimait tricoter et garder les enfants. Alors qu'on lui prédisait une courte existence, elle s'est éteinte... à 93 ans.

C'est là, dans cette bâtisse où Eva Matthey-Doret a connu son Alpha et son Oméga, que le temps s'est arrêté depuis plus de dix ans.

Alors, un Zurichois a racheté le bâtiment qui date du 18e et qui est classé au patrimoine neuchâtelois. Cela se passait aux alentours de 2004-2005. Il disait vouloir en faire un lieu d'accueil pour hommes d'affaires fatigués. Le projet n'a jamais vu le jour. Et l'édifice reste là, sans vie, poids mort, au centre de la commune.

Comment ce Zurichois explique-t-il ce statu quo? Que fait la commune?

Plus de détails dans nos éditions payantes de demain.

 

 

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