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L'idée d'un patron loclois: baisser les salaires des frontaliers

L'industriel loclois Pierre Castella évoque l'idée de baisser les salaires des frontaliers pour sauver des emplois. Il y a trois ans, des entreprises avaient tenté de verser des salaires en euros. Juridiquement, le flou semble régner.

16 janv. 2015, 17:10
Baisser les salaires des frontaliers, dont le pouvoir d'achat a pris l'ascenseur en un jour? C'est l'idée d'un patron loclois.

Baisser les salaires des frontaliers, qui ont soudain vu leur pouvoir d'achat grimper de plus de 15% après la décision de la BNS de lâcher le taux plancher entre le franc et l'euro: c'est l'idée émise brièvement jeudi à la RTS par le patron de Dixi, Pierre Castella. Contacté par téléphone, il l'évoque comme mesure ultime, négociée en partenariat, dans un but de sauver des emplois. Mais pour lui, la décision de la BNS a entraîné des effets "discriminatoires vis-à-vis des résidents suisses".

Et des salaires en euros?

Il y a trois ans, quand l'euro et le franc étaient quasi à parité, des chefs d'entreprise avaient déjà testé des mesures un brin similaires: verser des salaires en euros ou renégocier des contrats de frontaliers à la baisse. Du côté des partenaires sociaux, ces idées ne suscitent pas l'enthousiasme: "Baisser les salaires des frontaliers, à mon avis, c'est impossible", note le président de l'Association industrielle et patronale, Raymond Stauffer. Secrétaire régionale à Unia, Catherine Laubscher pense que ce n'est pas non plus une solution pour résoudre les problèmes qui pourraient se poser aux entreprises exportatrices.

Illégal ou pas?

Juridiquement, le flou semble régner autour de ces deux mesures: est-ce contraire à l'égalité de traitement? A l'accord sur la libre circulation des personnes? En 2011, un patron jurassien avait négocié des versements de salaires en euros sans que la justice n'aie à trancher. Mais un entrepreneur bâlois qui avait licencié des frontaliers qui refusaient une baisse de salaires avait été condamné pour licenciements abusifs.

Davantage d'informations dans L'Express et L'Impartial de demain samedi

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