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Encre et plomb, l'histoire de trois générations

L'imprimerie Gasser SA fêtera ses 60 ans cette année. Une affaire de famille depuis trois générations, qui se poursuit avec les Editions G d'Encre, nées il y a quatre ans. Pendant que d'autres se gâtaient les dents à coups de sucreries, lui dévorait les livres à s'en user les yeux. Louis-Georges Gasser a passé son enfance dans la maison familiale, entre l'imprimerie de son père, Georges, et la librairie de sa mère, Adèle. Papier, encre et plomb. Une affaire de famille pour les Gasser, dont l'imprimerie fêtera ses 60 ans cette année.

15 mars 2007, 12:00

A ses côtés, son fils, Raphaël, est prêt à prendre la relève. «Plus qu'une envie, c'est une évidence. Nous sommes devenus très complémentaires», confie le jeune homme, concepteur multimédia de formation.

Avec la naissance des Editions G d'Encre, il y a quatre ans, l'imprimerie se conjugue désormais avec l'édition d'ouvrages «réservés aux personnes qui habitent l'Arc jurassien ou qui écrivent en rapport avec la région», précise l'éditeur. «Le livre témoignage du Chaux-de-Fonnier Francis Kaufmann, «Changement d'ère», a été notre première publication. Un coup de c?ur qui m'a donné envie de me lancer», se souvient-il.

Depuis, une trentaine de livres ont été édités. Nouvelles, poésies, romans, essais ou rééditions... Chaque ouvrage est lu et noté par un comité de lecture de six personnes, de tous âges et toutes formations. Le prix Gasser, remis à la Foire du livre du Locle, récompense de 5000 francs le meilleur cru de l'année. Afin de promouvoir la lecture chez les jeunes, un prix récompensera cette année les auteurs de moins de 20 ans. La date butoir pour les envois est fixée au 30 juin.

«Nous recevons de plus en plus de manuscrits», confie Louis-Georges Gasser. «En 2006, nous en avons reçu pas moins de 35.»

Sur cette manne, seuls deux comptent parmi ceux qui seront publiés en 2007. «En alternance pour le Salon du livre de Genève, au printemps, et la Foire du livre du Locle, en automne, nous publions dix ouvrages par an. Notre but, au départ, était de n'en publier que trois.»

Parmi les grands succès de la maison d'édition, Marcel Schmitt et son «Journal d'un antihéros», publié en 2004, arrive en tête des ventes. Fort de ses 3200 exemplaires, il est suivi par «L'histoire de La Chaux-de-Fonds» de Raoul Cop, vendu à 2500 exemplaires «depuis octobre 2006», précise l'éditeur.

Dans les rangs des impubliables, Louis-Georges Gasser cite les attaques personnelles, les histoires vécues qui n'ont pas d'intérêt pour le grand public. «Trop personnel.» Ou encore les récits de voyage. «Ça n'intéresse personne.»

La semaine prochaine, Louis-Georges Gasser sera présent au Salon du livre, à Paris. Une première, et un passage obligé pour l'éditeur. «Aujourd'hui, ça devient plus compliqué. La durée de vie d'un livre est de plus en plus courte. Les gens en lisent moins. Et il y en a trop...»

Les Editions G d'Encre commencent néanmoins à bénéficier d'une certaine aura. «Des auteurs comme Pingeon ou Darbellay ont choisi d'être désormais édités par les Editions G d'Encre.» /SYB

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