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Eliane a tout d'une grande

Vendredi passé à la cave du Petit Paris, l'association Murs du son organisait une soirée spéciale nommée «2+2», lors de laquelle deux groupes se sont produits.

07 févr. 2006, 12:00

Le duo Beat'n Lip a ouvert le bal, proposant des compositions habitées, qui mettent en valeur la profondeur du timbre apaisant de la clarinette basse de Philippe Ehinger. Grâce à la magie digitale et à l'électronique qu'il manie avec discrétion, ce soliste inventif rend son instrument polyphonique.

Harmonies crépusculaires

A la batterie, Béatrice Graf s'invite dans le sillon tracé par son comparse. Cette grande dame de la rythmique possède un jeu fin et subtil qui lui permet d'étoffer avec aisance les harmonies crépusculaires du souffle de la clarinette basse. Capté, le public n'a pas été totalement acquis à la cause du duo: parfois trop semblable, le format des morceaux peinait à surprendre et, hésitant à prendre des risques, les musiciens n'ont pas trouvé le chemin de la pleine cohésion.

Après l'entracte, la chanteuse et guitariste Eliane a allumé l'auditoire de sa flamme enjouée. Avec une élégance féline, Eliane a évoqué le Brésil et sa bossa-nova intemporelle, mais à sa manière, c'est-à-dire teintée de blues et de jazz. Elle est aidée dans cette entreprise par le bassiste Hagar Ben Ari et le bassiste Fallou Tommaso. Ces musiciens pondérés soutiennent efficacement Eliane, qui dirige sa voix avec maestria, là où elle le veut.

Inflexions ténues, timbre chaud et technique sans faille: Eliane a tout d'une grande. Au final, un public réjoui a su apprécier l'invitation à la diversité de Murs du son. / chg

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