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Moins de Portugais que prévu à l'hôtel

10 mai 2008, 12:00

Les 200 chambres que Tourisme neuchâtelois avait bloquées dans les hôtels du canton en vue de l'Euro ont dû être libérées. «Nous avions pris les devants et réservé un contingent important de chambres pour les médias et les supporters portugais. Mais faute de clientèle, les hôtels du canton nous ont demandé de leur remettre ces chambres à disposition», explique Yann Engel, directeur de Tourisme neuchâtelois.

Tourisme neuchâtelois a prévu large. Trop large peut-être. «Il y a très peu de demande de touristes portugais. Beaucoup de supporters de football n'ont pas obtenu de billet pour les matches de l'Euro. Du coup, ils ne viennent pas en Suisse.»

Yann Engel est persuadé qu'il y aura bel et bien des Portugais à Neuchâtel durant la manifestation. «Mais il s'agira surtout de la communauté lusitannienne de Suisse. Des gens qui ne dormiront pas forcément dans le canton ou qui seront hébergés dans leur famille.»

Quant aux représentants des médias, seront-ils moins nombreux qu'espéré? «Non. Beaucoup ont réservé leurs chambres directement auprès des établissements, sans passer par Tourisme neuchâtelois. Et d'autres n'ont pas souhaité anticiper. Ils m'ont répondu qu'ils verraient bien, qu'ils se débrouilleraient. J'ai l'impression qu'ils feront cela au dernier moment...»

Cette faible demande est-elle une surprise? «Non, nous avions envisagé le scénario», répond Yann Engel. «Et réserver des contingents pour des manifestations, nous faisons cela à longueur d'année. Cette situation n'est pas exceptionnelle. Elle ne va pas mettre les hôteliers neuchâtelois dans l'embarras.» Mais ces revirements ne sont pas toujours agréables à vivre.

A l'hôtel Beaulac de Neuchâtel, l'UEFA a annulé mi-avril le contingent de 50 chambres qu'il avait fait bloquer. Une annulation qui s'ajoute à celle de Tourisme neuchâtelois, soit une soixantaine de chambres libérées au total. «C'est embêtant, d'autant plus que nous avons refusé plusieurs congrès en pensant qu'on ferait le plein», explique Philippe Deaux, chef de réception de l'hôtel. «Mais on gère. On a des listes d'attente.»

Il ajoute que l'hôtel sera tout de même fréquenté par «plusieurs supporters» de football autour des dates des matchs qui se joueront à Berne. Feront-ils le plein? «Pas avec l'Euro. Mais certainement avec d'autres clients business.»

Et si Philippe Deaux a bon espoir de remplir ses chambres, c'est parce que le Beaulac a négocié pour obtenir une garantie de réponse deux mois avant l'Euro. «Mais si l'UEFA nous avait annulé les 50 chambres deux semaines avant, selon la garantie qu'il souhaitait, nous aurions été sérieusement embêtés.»

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