Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Vénus et apollons version dogues allemands

18 août 2008, 12:00

«Géant au grand c?ur», «apollon du genre canin», «noblesse faite chien»... Eleveurs et propriétaires se plaisent à le décrire par ces mots. Plus techniquement, un dogue allemand, c'est 80 kilos de muscles qui carburent avec deux kilos de viande par jour (ou un de croquettes, c'est selon). Dressé sur ses pattes, il atteint les 1m90.

Le silence qui régnait hier au championnat de Suisse du dogue allemand, réunissant 104 spécimens sur les hauteurs de Neuchâtel, n'avait rien d'étonnant. Avec de telles proportions, il n'en faut pas plus pour en imposer. Flegmatique, le dogue allemand laisse les vocalises aux plus petits...

«Sa stature a de quoi impressionner», explique José-Luis Pérez, président de la section romande du Club suisse du dogue allemand et organisateur de la rencontre, première du genre, qui a eu lieu à la ferme de Pierre-à-Bot. «Mais, les gens qui ne connaissent pas le dogue allemand sont vite étonnés par son calme et sa gentillesse quand ils font l'effort de s'approcher un peu... »

Si beaucoup de mordus de dogues allemands ont avoué avoir craqué pour le pacifisme légendaire du curieux molosse, les éleveurs restent prudents: «Leur force nécessite une socialisation et une éducation irréprochable pour la gérer», avertit Jean-Luc Doberer, un éleveur valaisan.

Côté concours, les cracks canins attendent patiemment leur tour avant de défiler sous les regards affûtés des juges. Les critères sont d'ailleurs tellement précis que les normes de beauté canine restent tout à fait obscures aux yeux des néophytes... Ils se contenteront de commenter les couleurs et les «bonnes bouilles». Comme celle d'«Asslan», un dogue noir au gabarit impressionnant. «C'est la première fois que nous concourrons», confient ses propriétaires Pascale Léchot et Jean-Louis Schmalz, venus de la région lausannoise spécialement pour l'occasion.

Certains ont afflué de contrées plus lointaines pour faire admirer les charmes de leurs compagnons. A l'instar de Paul Pilgram et de Maggy Claas. Chaque week-end, ces éleveurs du nord de l'Allemagne parcourent l'Europe pour truster les titres. «Nous avons fait 900 km pour présenter nos dogues allemands ici. Ces compétitions sont une vitrine pour notre élevage et l'occasion de repérer des étalons reproducteurs».

Le couple cherchait d'ailleurs un prétendant à la hauteur de leur belle «Beverly von Santa Avila», championne allemande dans la catégorie des jeunes dogues. «Mais ces voyages sont aussi riches en rencontres humaines», ajoute Maggy Claas. «Ils permettent de partager notre passion.» /ssa

Informations et résultats du championnat: www.dogueromandie.ch
Votre publicité ici avec IMPACT_medias