Université de Neuchâtel: stabilité du nombre de nouveaux étudiants

L’Université de Neuchâtel (UniNE) compte un nombre stable de nouveaux étudiants pour la rentrée 2019-2020. L’institution lance par ailleurs deux nouveaux bachelors combinant le sport avec l’économie ou le management.

17 sept. 2019, 12:12
/ Màj. le 17 sept. 2019 à 17:39
Les couloirs de l'Université de Neuchâtel grouillaient de nouveaux étudiants ce mardi matin.

Si l’Université de Neuchâtel (UniNE) était un lac, sa rentrée 2019-2020 avoisinerait le calme plat. Selon des indications encore provisoires, 1721 nouveaux étudiants ont été admis cette année, contre 1723 l’an dernier. Les chiffres exacts seront connus d’ici la fin de l’année, une fois que les immatriculations seront définitives.

Près de 80% d’étudiants suisses

Depuis ce mardi, l’UniNE accueille 664 «bleus» à la Faculté des lettres et sciences humaines (-29 par rapport à 2018-2019), 468 en sciences (+32), 277 en droit (+27) et 312 en sciences économiques (-32). Près de 80% des nouveaux arrivants sont originaires de Suisse.

Nous enregistrons davantage d’inscriptions pour nos formations de base, c’est plutôt bon signe.
Kilian Stoffel, recteur de l’Université de Neuchâtel

«Nos quatre facultés présentent une tendance – à la hausse ou à la baisse – inverse à celle de l’année dernière», souligne le recteur Kilian Stoffel. «Il n’y a pas de systématique d’une année à l’autre. On ne peut pas dire qu’une faculté gagne des étudiants, et qu’une autre en perd. Nous sommes dans la stabilité.»

Stands d’information à la Faculté des lettres et des sciences humaines. Photo: Lucas Vuitel

Moins de Neuchâtelois

Parmi les nouveaux venus, 855 étudiants (+6) s’apprêtent à commencer un bachelor, 787 un master (+10) et 79 un autre cursus (-18), essentiellement le certificat d’études françaises ou le diplôme pour l’enseignement du français comme langue étrangère.

«S’il y a une baisse de ce côté-là, nous enregistrons davantage d’inscriptions pour nos formations de base, c’est plutôt bon signe», relance Kilian Stoffel, en écartant l’idée d’une course à la croissance. «Dans nos disciplines les plus fréquentées, nous aurions du mal à accueillir beaucoup plus d’étudiants, pour des questions d’infrastructures et d’encadrement. Dans d’autres, en revanche, nous avons encore de la marge. Cela dit, nous ne refusons personne.»

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La cohorte de nouveaux étudiants du canton de Neuchâtel baisse assez fortement (-68), passant de 483 à 415. «Mais la rentrée 2018 avait constitué un record pour ces cinq dernières années», précise Fabian Greub, secrétaire général de l’UniNE.

Lucerne est la seule université de Suisse à compter davantage de femmes que nous dans son corps professoral.
Fabian Greub, secrétaire général de l’UniNE

Le contingent francophone du canton de Berne, en provenance du gymnase français de Bienne, s’affiche également en diminution (de 110 à 82), alors que les étudiants du Jura (de 93 à 99), du reste de la Suisse romande et du Tessin (de 540 à 603) et de Suisse alémanique (de 37 à 53) sont plus nombreux qu’il y a douze mois.

Des associations ont profité de la rentrée pour faire leur pub auprès des nouveaux étudiants. Photo: Lucas Vuitel

Egalité: l’UniNE deuxième derrière Lucerne

Par ailleurs, quatre nouveaux professeurs intègrent l’Université de Neuchâtel à l’occasion de cette rentrée. Ce sont quatre hommes, dont l’un remplace une femme. De quoi faire grincer des incisives, en cette année de grève nationale du 14 juin? 

«Lucerne est la seule université de Suisse à compter davantage de femmes que nous dans son corps professoral», rétorque Fabian Greub. Avec 29,7% de professeures à fin 2018, l’UniNE apparaît bon élève en matière d’égalité. L’an dernier, la moyenne suisse plafonnait à moins de 23%, selon des chiffres de l’Office fédéral de la statistique.