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Une journée pour aider 350 lycéens à gérer la tentation

Film, conférence, ateliers: le lycée Denis-de-Rougemont proposait lundi une journée santé à ses élèves de première année. Une occasion d'approfondir des notions déjà vues à l'école obligatoire. Comme leurs 350 camarades de première année, Alexia, Audrey, Adrien, Simon et Timothée ont participé, lundi, à la journée santé mise sur pied par le lycée Denis-de-Rougemont, à Neuchâtel. Une journée sur le thème «Faire face ou esquiver...» et qui portait assez largement sur les addictions, licites ou illicites. Rencontre avant le retour à la maison.

04 avr. 2007, 12:00
Journée utile?

Audrey pense avoir appris deux ou trois choses, notamment sur «les dangers, la prévention et le moment où il faut s'inquiéter». «A notre âge, on est en plein dedans», souligne Timothée, qui relève cependant que lui et ses camarades ne tombaient pas en pays totalement inconnu: les informations données sur ces sujets à l'école obligatoire ne semblent pas avoir été oubliées, mais elles ont reçu là «un approfondissement» apprécié.

Addictions au lycée?

«On sait que certains d'entre nous prennent des drogues, mais ça ne se voit pas trop», assure Audrey. «J'ai l'impression que c'est plutôt récréatif», précise Simon. Qui fait un raisonnement assez pragmatique: «Quand on est au lycée, on a intérêt à être bon et à tenir le coup.» Sous-entendu: les produits psychotropes tels que l'alcool ou les stupéfiants illicites sont plutôt à éviter. Et puis, vers 16 ou 17 ans, on peut rentrer à point d'heure le vendredi et le samedi soir, mais le dimanche soir, on dort chez papa et maman. Donc, on arrive rarement défoncé aux cours le lundi.

Alexia a quand même quelques doutes sur le côté récréatif: elle se souvient avoir entendu Olivier Guéniat expliquer, le matin, que l'intéressé lui-même ne sait jamais où il en est.

Infos nouvelles?

«Les chiffres donnés par Olivier Guéniat m'ont impressionné, en particulier les 25 000 personnes qui passaient chaque jour pour se shooter sur la scène ouverte du Letten», raconte Timothée. Pour sa part, Adrien ne pensait pas qu'une personne attrapée par la police avec quelques grammes de haschisch sur elle s'en tirait généralement, en Suisse, avec une simple contravention. Ni que tous les cantons n'appliquaient pas la législation sur les stupéfiants de la même manière.

Héros ou largués?

Pour Simon, les lycéens qui se droguent n'apparaissent pas comme des héros aux yeux de leurs camarades. Même s'ils transgressent la loi . «On considère plutôt que c'est leur affaire, et voilà. Mais pour faire figure de héros, il vaut beaucoup mieux faire du sport. Celui qui se lance dans l'Xtrême de Verbier, ça, ça en jette!»

Dépénalisation?

La question divise les lycéens, mais l'ancienne séparation reste bien présente dans les têtes entre le cannabis et ses dérivés d'une part, les autres produits stupéfiants illicites d'autre part. «Pour moi, on pourrait dépénaliser le cannabis», déclare ainsi Timothée. A quoi Simon répond: «Pourquoi pas? Mais ce n'est pas la dépénalisation qui rendra le produit moins dangereux.» / JMP

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