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Une hausse à deux temps

Unanimité du Conseil général pour faire rentrer la commune «dans le rang» fiscal Pour reprendre l'expression de son directeur des Finances Laurent Lavanchy, la commune de Marin-Epagnier est, jeudi soir, «rentrée dans le rang». Dans le rang fiscal, s'entend: son Conseil général a accepté à l'unanimité de faire passer le coefficient de l'impôt communal sur les personnes physiques à 55% en 2007, 59% en 2008. L'exécutif espère ainsi pouvoir rééquilibrer les finances de la commune d'ici aux élections communales de 2008.

24 juin 2006, 12:00
«Si nous avons peur du peuple, nous ne sommes plus ses représentants»

Tous les groupes ont approuvé le principe de la hausse et sa quotité finale. «C'est la décision la plus pénible de la législature, a pourtant commenté le socialiste Jean-Paul Ros. On va imposer davantage, mais sans offrir de prestation supplémentaire.» Fallait-il vraiment passer par ce que le radical Jean-Blaise Montandon a qualifié de «compromis raisonnable», soit une hausse en deux temps, «davantage supportable pour le contribuable»?

Le groupe socialiste a clairement répondu par la négative et a proposé, par le biais d'un amendement, que le passage à un taux de 59% devienne effectif l'an prochain déjà.

Pour Jean-Paul Ros, les 520.000 fr. qu'épargneront les contribuables marinois en 2007 représenteront en effet «une fausse économie», puisqu'il faudra les emprunter pour faire tourner le ménage communal, puis payer des intérêts sur cet emprunt. Et de rappeler que si le Conseil communal avait pu opérer comme il le souhaitait, une première augmentation de six points déploierait ses effets cette année déjà et que les Marinois auraient droit au total des douze points en 2007.

Faut-il s'effrayer du fait qu'ils pourraient signer un référendum et dire non dans les urnes? «Si nous avons peur du peuple, nous ne sommes plus ses représentants», a répondu l'élu socialiste. Les autres groupes ne se sont pas donné la peine de répondre, pas plus que le Conseil communal. Au vote, les socialistes ont trouvé quelques alliés du côté de l'Entente, mais le Conseil général a écarté leur proposition par 21 voix contre 14. Pas rancuniers, les partisans de la hausse à un temps ont, comme le reste du législatif, voté ensuite l'arrêté dans sa forme non modifiée. / JMP

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