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Un sas d'écoute pour les employés

Le nouveau chef de l'office du personnel de la Ville vient de prendre ses fonctions. Marc Bernoulli, 34 ans, entend se pencher sur la problématique de l'absentéisme et du harcèlement sur le lieu de travail. Rencontre Au deuxième étage de l'Hôtel communal, la porte du bureau de Marc Bernoulli est grande ouverte. Et ce n'est pas un hasard. Le tout nouveau chef de l'Office du personnel de la Ville de Neuchâtel, en fonction depuis début décembre, cherche le contact.

18 janv. 2006, 12:00

Pour cela, rien de mieux qu'un téléphone qui sonne ou un bureau qui déborde sur le couloir. «Parce que nos locaux doivent fonctionner comme sas d'écoute pour les employés», confie celui qui vient de succéder à Paul-Henri Nanchen, parti à la retraite. L'office du personnel soutient donc les directions et les cadres dans leur gestion du personnel, mais apporte aussi une aide directe auprès des collaborateurs qui en ont besoin.

De l'expérience en matière de ressources humaines, ce Neuchâtelois d'origine en a. Licencié en sciences sociales de l'Université de Lausanne et titulaire d'un post-grade en gestion du personnel, Marc Bernoulli, tout juste âgé de 34 ans, a rempli la fonction de responsable des ressources humaines au service de l'emploi du canton de Vaud. Un département qui compte près de 480 collaborateurs.

Un retour aux sources

A l'été 2005 pourtant, le nouveau chef, qui se dit épicurien, amateur de voyages et friand d'arts martiaux, tombait sur l'offre d'emploi de la Ville. «J'ai grandi à Neuchâtel. Après treize ans d'exil sur l'Arc lémanique, j'avais besoin d'un retour aux sources. Les gens sont plus chaleureux dans la région. Il y règne une proximité relationnelle que je suis extrêmement heureux de retrouver.» Mais c'est aussi le cahier des charges de l'emploi qui a suscité son intérêt. «Une fois que j'aurai pris la mesure du climat au sein de l'administration, je pourrai faire des propositions au Conseil communal afin de développer des idées, de corriger, de créer.»

Résoudre l'absentéisme

Des projets, le nouveau chef de l'office du personnel en a déjà. «J'envisage de lancer une analyse pour mieux comprendre l'absentéisme. Et de reprendre le gros dossier de la problématique du harcèlement et de la gestion des conflits.» Les projets sont audacieux, mais le Neuchâtelois n'a pas peur d'effrayer. «Nous constaterons peut-être que tout va bien chez nous dans ces domaines. Mais ces problématiques sont actuelles. Il est important de s'y intéresser.»

Etre parachuté à un tel poste alors que la Ville doit se résigner à prendre des mesures d'économies, cela laisse-t-il une marche de manoeuvre? «Oui», répond Marc Bernoulli, qui aime les défis. «Le délai de carence, j'ai envie de le voir de façon positive. C'est clair que la mesure peut générer une surcharge de travail. Mais elle nous encouragera à trouver des solutions pour travailler avec moins de moyens. Ça crée un dynamisme. Et ça permet des synergies entre services. Au lieu de se plaindre, profitons de cette période pour se poser les bonnes questions!»

Car pour ce défenseur du service public, la mission principale de la Ville consiste à fournir des prestations de qualité. «Il faut faire avec les finances actuelles», constate le nouveau venu. Qui reste malgré tout confiant. Parce que depuis son arrivée, il a surtout rencontré «des gens qui ont envie d'aller de l'avant». / VGI

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