Un loisir sur le long terme

04 mai 2009, 06:18

«On est un peu comme un sculpteur sur de la matière vivante», explique Patrick Hêche en pliant la branche d'un bonsaï au moyen d'un fil de cuivre. On retrouve les gestes de ce bijoutier-sertisseur dans la précision et la délicatesse avec laquelle il soigne ses arbres miniatures. La passion du bonsaï a débuté pour lui il y a une quinzaine d'années. «J'avais reçu un bonsaï pour mon anniversaire et je m'y suis intéressé de plus près», explique-t-il. Il a alors approché le club neuchâtelois des Amis du bonsaï et depuis lors bichonne avec amour et très régulièrement ses petits protégés.

Ce week-end, en marge de l'exposition annuelle du club, il était présent au Jardin botanique de Neuchâtel avec d'autres membres pour expliquer et montrer comment on arrive à sculpter en miniature ces pins, mélèzes, hêtres ou érables du Japon.

L'art du bonsaï est un loisir qui se considère sur le long terme. Car ce n'est qu'au bout de plusieurs années de soins, parfois plusieurs dizaines d'années selon l'essence, qu'un bonsaï peut être montré en public. Les œuvres végétales traversent les générations, «et se transmettent d'amateur à amateur», souligne Laurent Waldvogel, président du club qui compte plus d'une soixantaine de membres. /pdl

Un loisir sur le long terme