Un algorithme capable de "voir" si un commerçant est victime d'une agression

Un analyseur de comportement agressif a été testé ce lundi dans une bijouterie de Neuchâtel. Grâce à un algorithme lié à une caméra de pointe, l'alarme peut être donnée trois secondes après le début du braquage. Un gain de temps qui doit profiter à l'intervention de la police.

27 avr. 2015, 15:50
Moins de dix minutes après la transmission de l'alarme au centre-ville de Neuhchâtel, les policiers avaient pris position dans les alentours du commerce victime du braquage fictif.

Neuchatel, le 27.04.2015

Photo : Lucas Vuitel

Le nouveau système d'analyse des comportements détecte immédiatement un comportement anormal dans un commerce équipé de ce système: par exemple un employé qui lève les bras sous la menace d'une arme, ou qui est maintenu à terre, l'ambiance sonore ou la rapidité des mouvements.

Lorsque l'alarme se déclenche (il suffit de 2.5 secondes au système d'analyse pour se détecter une situation anormale) cinq images sont immédiatement transmises à la centrale d'alarme qui traite le cas. Si l'alarme est bien réelle, la police est informée dans la foulée.

Grâce à cette technologie, la police peut visionner les images en direct dans le commerce braqué tandis qu'elle se rend là où elle doit intervenir. L'avantage, pour elle, est de savoir exactement à quoi s'attendre en arrivant sur les lieux du crime. Les caméras utilisées étant de haute définition, elle sait exactement, la police bénéficie d'information précises avant même d'intervenir.

Les développeurs du concept, la société Swiss Angel Eye (en formation), misent sur un important gain de temps dans chaque intervention policière pour vanter ce produit, présenté à Neuchâtel comme une innovation mondiale.