Trois flics au théâtre du Passage

25 janv. 2010, 07:29

Alban, Thierry et Bernard sont flics. Ils partagent, aussi, le même appartement, en colocataires. A Neuchâtel, le théâtre du Passage ouvrira mercredi une brèche sur le quotidien de ce trio de générations différentes. Une «tentative de mettre à découvert trois hommes ordinaires, sous l'uniforme», écrit Fabrice Melquiot, l'auteur de «Faire l'amour est une maladie mentale qui gaspille du temps et de l'énergie», un titre pioché dans les citations de Mao.

Plus que de temps et d'énergie gaspillés à faire l'amour, il est question ici de solitude, de sentiment d'exclusion, d'humiliation. «Albin exhale le parfum d'une bavure possible et la jeunesse enfiévrée. Thierry les regrets éternels et la peur du noir. Bernard refoule les eaux nauséabondes de la solitude et de la condescendance»... Dans le huis clos de l'appartement, les trois protagonistes se dévoilent par petites touches, une bière consolatrice à portée de main.

«Ces trois-là, abandonnés de toute vie affective, en manque absolu de reconnaissance, surtout professionnelle, ces trois-là se veulent, se doivent d'être forts, parce que, quand même! on est des hommes, et un homme c'est un homme jusqu'au comique vraiment comique», écrit pour sa part Gilles Chavassieux, metteur en scène et directeur des Ateliers de Lyon qui produisent la pièce. /comm-réd

Neuchâtel, théâtre du Passage, mercredi 27 janvier à 20h