Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Si opposant à la fusion il y a, il reste tapi dans le bois

La votation du 24 février approche. La quasi-totalité des panneaux favorables à la fusion des communes de Marin-Epagnier et de Thielle-Wavre ont été barbouillés. En dépit du tag prônant le «non», un seul opposant s'est pourtant fait connaître à ce jour. «Il s'agit plus d'un mariage de raison que de passion.» Yanick Boillod le martelait déjà en novembre dernier lorsque les conseils généraux de Marin-Epagnier et de Thielle-Wavre avaient plébiscité la création de la commune de La Tène. A une vingtaine de jours de la votation populaire, l'administrateur communal marinois campe toujours sur sa position.

30 janv. 2008, 12:00

En dépit du barbouillage de quatorze des dix-huit affiches posées par la commune sur les territoires des deux villages, il reste confiant quant au résultat de la votation du 24 février prochain. Et il n'est de loin pas le seul. Officiellement, outre Laurent Suter, conseiller général à Thielle-Wavre, aucun citoyen n'a manifesté, à ce jour, son opposition à ce mariage de raison (notre édition du 12 novembre 2007).

«Mais ce n'est pas moi qui ai sprayé les affiches», rigole le dentiste qui avait hésité, l'automne dernier, à créer un comité d'opposition. «Sinon je l'aurais fait en orange, couleur de mon parti, le PDC.» Laurent Suter dit avoir renoncé à lancer ce comité parce que les opposants putatifs étaient réfractaires à la fusion pour des raisons divergentes. «Mais à Thielle-Wavre, il n'est pas rare que des gens m'accostent dans le noir, le soir quand je promène mon chien, pour me dire qu'ils partagent mon point de vue», indique non sans humour le seul opposant connu.

Officieusement, difficile de savoir si des citoyens de l'un ou l'autre village voteront non. Selon diverses sources populaires, les opposants n'osent pas faire part de leur position et restent dans l'ombre. Une attitude qui corrobore celle décrite plus haut par Laurent Suter.

Bref, si loup il y a, il reste tapi dans les bois de La Tène. Sauf lorsqu'il décide d'en sortir pour sprayer un grand «non» sur les affiches de propagande. Mais sans grand effet.

«Ce barbouillage est l'?uvre d'une seule personne. Le texte, la calligraphie et la bombe utilisés sont identiques», affirme Yanick Boillod. Les affiches ont été posées un jeudi et le samedi matin elles étaient déjà salies. «L'auteur de ces tags a dû faire le tour des panneaux en voiture. Ce qui laisse supposer qu'il ne s'agit pas d'un adolescent. Mais pas non plus d'un opposant notoire, car cette manière d'agir ne lui apporterait rien.» Des tags ayant débordé sur une porte et un panneau, la commune s'est tout de même résolue à déposer plainte pénale pour dommages à la propriété. /FLV

Votre publicité ici avec IMPACT_medias