Rochefort refuse de cofinancer le sous-voie des CFF. Ceux-ci se sont appropriés du terrain communal pour lancer le chantier

Mardi soir, les élus de Rochefort ont refusé un crédit de plus de 300'000 francs pour le cofinancement du passage inférieur à la halte CFF de Montmollin-Montezillon ainsi que la cession de 23 m2 pour la réalisation de ce chantier. Les CFF n'en ont cure, ils ont déjà lancé les travaux.

24 sept. 2014, 13:02
Les CFF n'ont pas attendu la réponse (négative en l'occurrence) de la commune de Rochefort pour entreprendre les travaux à la halte de Montmollin-Montezillon.

Montmollin, 22 09 2014
? Photo David Marchon

"C'est une arnaque!", a lancé un conseiller général de Rochefort, fort mécontent de l'attitude des CFF. Dans l'obligation de sécuriser, d'ici fin 2014, ses passages à niveau sans barrière, l'ex-régie fédérale a opté pour la réalisation d'un passage sous-voie pour les piétons à la halte de Montmollin-Montezillon. Coût de l'opération: environ 1,5 million de francs pour moderniser un croisement utilisé par une douzaine de personnes par jour, dont 250'000 à charge de Rochefort (et 250'000 autres à charge de Val-de-Ruz).

La solution imposée par le CFF est jugée disproportionnée par les élus rochefortois. Ceux-ci ont donc refusé de passer aveuglément à la caisse, d'autant que la survie de cette ligne ferrée n'est pas garantie à long terme. Dans la foulée, l'autorité villageoise a refusé de céder 23 m2 de terrain pour la réalisation de ce chantier.

Le courroux du législatif est amplifié par le fait que les CFF n'ont pas attendu le feu vert de la commune et se sont octroyés de fait la parcelle de 23 m2. Les CFF ont lancé les travaux en juillet déjà alors que la commune avait demandé, en avril, un avis de droit. Celui-ci conclut au fait que l'entier de la dépense doit être pris en charge par les CFF car cette réalisation n'apporte aucune amélioration notable pour la commune. L'Office fédéral des transports devra trancher entre les prétentions des CFF et le non résolu de la commune de Rochefort pour financer ces travaux que la commune n'appelle pas de ses voeux.