Roboticiens neuchâtelois qualifiés pour la demi-finale suisse de la First Lego League

Une équipe de jeunes roboticiens neuchâtelois s’est qualifiée pour la demi-finale suisse de la First Lego League, une compétition internationale de robotique pour les ados jusqu’à 15 ans. L’aventure se poursuivra en février, du côté de Windisch.

25 nov. 2019, 17:08
Une partie de l'équipe en plein boulot, sous la supervision du coach Nathan Felber (à droite).

Tout le monde a déjà joué aux Lego une fois dans sa vie; mais rares sont les passionnés qui ont pratiqué cette activité créatrice en compétition.

C’est le cas des Laborotics, une équipe neuchâteloise composée de jeunes âgés de 12 à 15 ans, qui vient de décrocher sa qualification pour la demi-finale suisse de la First Lego League, qui se tiendra le 20 février prochain à Windisch (AG).

Trois mois de préparation

Ces roboticiens en herbe s’entraînent depuis trois mois, à raison d’un samedi après-midi par semaine. Ils ont composté leur billet il y a dix jours lors d’une manche de qualification régionale organisée à Yverdon.

Ces jeunes sont tous inscrits au Labo, une structure qui propose des ateliers éducatifs pour les ados dans divers domaines (sciences, cinéma, horlogerie…). «Nous avons monté un atelier de programmation, en collaboration avec la faculté des sciences de l’Université de Neuchâtel, car il existe très peu de possibilités dans ce domaine dans la région», explique Célia Walmsley, cofondatrice du Labo et responsable de l’équipe Laborotics.

L’équipe des Laborotics et le coach Nathan Felber (à droite). Photo SP

Critères pas seulement techniques

Le coaching du groupe a été confié à Nathan Felber (18 ans). C’est lui qui a orienté l’atelier vers la robotique afin d’être dans le concret et de pouvoir participer à la First Lego League, une compétition qui se décline également à l’international.

Avec les mêmes pièces de départ, chaque team a dû construire un robot autonome, capable de réaliser différentes missions, sur un tapis, en deux minutes et demie. Les équipes ont été jugées sur des critères techniques (capacités d’action du robot, programmation, design, respect des missions…), ainsi que sur la cohésion des jeunes et leur capacité à travailler ensemble.

Une vue du «tapis de jeu». Photo SP

Course aux détails

«Ils ont par exemple dû construire le plus grand château de cartes possible, ou encore plancher sur un projet de recherche en lien avec l’urbanisme, le thème de cette édition, en imaginant une ville du futur», relance Célia Walmsley.

Ces jeunes créateurs débrouillards ont un peu plus de deux mois pour développer leur projet et peaufiner leur robot, afin de le rendre encore plus efficient en vue de la demi-finale suisse. Quand on a 150 secondes pour convaincre un jury, le moindre détail peut faire la différence.