Référendum fiscal annoncé

Il y a de fortes chances pour que le corps électoral du Landeron doive se prononcer sur la hausse du coefficient fiscal décidée la semaine dernière par le Conseil général. La section locale de l'Union démocratique du centre (UDC) a en tout cas constitué un comité référendaire, placé sous la présidence d'Alexandre Chabloz.

11 févr. 2006, 12:00

«Nous estimons que, dans la mesure où la population avait refusé une précédente hausse du coefficient il y a seulement huit mois, elle doit pouvoir se prononcer à nouveau», explique René Dort, président de la section UDC.

Les rérérendaires doivent déposer les signatures le 13 mars au plus tard. Il leur en faudra environ 500 pour que le référendum soit considéré comme ayant abouti. Mais l'administrateur communal Michel Hinkel conseille toujours d'en apporter «20% de plus, à cause des inévitables signatures non valables».

«J'avoue que je ne suis pas tombé de ma chaise quand j'ai appris la décision de l'UDC, réagit le président de commune, Dominique Turberg. D'un autre côté, je sais qu'ils se sont informés, qu'ils ont assisté aux séances du Conseil général consacrées à ce sujet. Et je me disais qu'une fois les éléments en mains, ils allaient peut-être renoncer. Mais ils sont tellement irrationnels...»

Les référendaires vont-ils nécessairement gagner une nouvelle fois? «Des citoyens m'ont dit qu'ils avaient signé le référendum contre la précédente hausse fiscale, mais que s'il y en avait encore un cette fois-ci, ils ne le signeraient pas», continue le président de commune. Qui répète ce que le Conseil communal avait dit dans son rapport à l'appui du budget 2006: en cas de refus de la hausse, l'Etat mettra la commune sous tutelle. «Et il nous imposera une hausse fiscale plus importante que les dix points supplémentaires en cause aujourd'hui.»

Si le référendum aboutit, les électrices et électeurs du Landeron se prononceront le 21 mai. / JMP