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Pour racheter le droit de superficie du Débarcadère

03 sept. 2011, 07:24

Lors de sa séance du 12 septembre, le Conseil général de Neuchâtel devra notamment décider si la Ville rachète le droit de superficie octroyé en 1993 à la société Mimosa Neuchâtel SA, pour l'exploitation du Débarcadère, au port de la ville. Le Conseil communal lui demande, dans ce but, un crédit de 825 000 francs.

Créée en 1978 pour, d'abord, exploiter l'hôtel-restaurant du Marché, également à Neuchâtel, la société Mimosa a construit le café-restaurant Au Débarcadère en 1993, après neuf ans de «belles années», où elle a pu remplir son but idéal de contribuer au financement du Centre culturel neuchâtelois. L'importance de l'investissement - 1,2 million de francs - a cependant épuisé ses réserves. Et «ses rentrées ne couvrent pas ses redevances, tant pour le droit de superficie que pour l'utilisation du domaine public et ce, depuis des années».

Ces difficultés l'ont finalement conduite, cet été, à vendre son droit de superficie sur la parcelle du Débarcadère à l'actuel tenancier de l'établissement Beyhan Yelocagi. Le prix de cette transaction a été fixé à 825 000 francs.

Mimosa a parfaitement le droit d'agir ainsi. Mais dans une telle situation, la Ville, propriétaire du bien-fonds, peut faire valoir son droit de préemption.

«Se libérer de toutes ses dettes»

Elle souhaite le faire parce que «l'ouverture du concours Numaport, pour le réaménagement de l'espace public dans le secteur englobant la place Numa-Droz, la place Alexis-Marie Piaget, la place du Port et le port, nous offre (...) l'opportunité de revaloriser ce site, dont l'aménagement n'est pas digne de sa fonction de porte d'entrée de la Ville». L'exécutif relève aussi que la reprise du droit de superficie permettrait à la Ville «d'avoir la maîtrise du foncier sur l'ensemble du site et de mieux concilier les intérêts des nombreux exploitants situés dans le port»

Le Conseil communal relève enfin que l'état actuel des finances communales permet une telle opération. Et surtout qu'avec l'argent ainsi encaissé, Mimosa SA pourrait «se libérer de toutes ses dettes hypothécaires et commerciales» et surtout rembourser tous ses arriérés dus à la Ville.

Une telle transaction ne va cependant pas de soi: en novembre 2001, après de «vives discussions», le Conseil général avait refusé de justesse la reprise du droit de superficie. En 2009, sollicité par Mimosa SA, le Conseil communal avait renoncé à reprendre ce droit. Mais depuis ces deux tentatives, la situation a, estime l'exécutif, «bien évolué». / JMP

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