Pour les 20 ans du Centre d'art Neuchâtel, Jonathan Monk revisite le temps

En 1997, Jonathan Monk fumait sa dernière cigarette au Centre d'art Neuchâtel (CAN). Un geste artistique que le créateur anglais, aujourd'hui mondialement connu, réinterprète 18 ans après. Une exposition qui marque les 20 ans du CAN.

07 avr. 2015, 13:52
Jonathan Monk est de retour au CAN, 18 ans après sa première exposition.

Neuchatel, 26 03 2015
Photo David Marchon

Vingt ans d’art contemporain à Neuchâtel, ça se fête, mais ne se commémore pas. Nuance! Pour éviter les autocélébrations convenues, le Centre d’art Neuchâtel (CAN) entame cette année anniversaire 

avec un duo emblématique du geste artistique décalé: Marc-Olivier Wahler, premier directeur et curateur de renom, ainsi que Jonathan Monk, artiste anglais. Une star lui aussi. Et un sacré brouilleur de 

pistes qui déjoue la logique linéaire du temps, démythifie son époque dans des parodies de créations.
Ce maître de l’appropriation réinterprète aujourd’hui point par point l’exposition qu’il avait présentée à Neuchâtel en 1997 sous l’ère Wahler. Double miroir de ses cheminements personnels et de 

l’évolution de l’art.
C’est tout le rôle de l’art contemporain qui s’inscrit en filigrane de ce parcours, à l’image du CAN, créé en 1995 par une poignée de passionnés. L’espace de la rue des Moulins s’est lui aussi 

institutionnalisé, pérennisé grâce aux subsides publics. Ce qui pose la question de la vocation de cet espace consacré à un art par essence en rupture. Mais l’est-il encore? Pour en débattre, Marc-

Olivier Wahler et Arthur de Pury, premier et actuel directeur du CAN, se livrent au jeu de l’interview croisée dans l’édition payante de L’Express et L’Impartial du mercredi 8 avril.