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Panespo envahi par les graffitis

Le mouvement hip-hop ne laisse personne indifférent. Rap, slam et graffitis séduisent ou rebutent. Afin de mieux décortiquer cette tendance, quelque 200 élèves du lycée Jean-Piaget se sont immiscés, de diverses manières, dans cette culture. Des graffitis recouvrent, depuis hier, les murs intérieurs du Panespo, à Neuchâtel. Loin d?être l??uvre de sprayeurs sauvages, ils sont celle d?élèves des classes d?arts visuels du lycée Jean-Piaget. Encadrés par Kesh et Wilo, deux graffeurs professionnels, une centaine de lycéennes et lycéens ont réalisé leur projet grand format au pinceau, la bombe nécessitant une gestuelle plus assurée.

04 avr. 2007, 12:00

La motivation des ados était telle qu?Alexandre Studer, l?enseignant en arts visuels qui dirigeait les opérations, dit avoir dû «freiner leur enthousiasme». Sur un thème aussi libre que «le graf au sens large», les lycéens ont passé, dix jours durant, leurs périodes d?arts visuels, ainsi que deux après-midi, à réaliser leur peinture.

Cette démarche s?inscrit dans le cadre d?un projet pédagogique sur la culture hip-hop, élaboré par la médiathèque du lycée. Sollicité par les professeurs pour mettre à disposition des étudiants un lieu vierge où peindre des graffitis, le Service des bâtiments de l?Etat leur a tout naturellement proposé Panespo, ce pavillon des sports étant voué à la démolition d?ici l?été. Tous niveaux et toutes filières confondues, dix classes du lycée Jean-Piaget participent à ce grand projet. «Nous avons choisi le mouvement hip-hop, car c?est un thème qui ne laisse personne indifférent et qui peut être utilisé dans des branches diverses», remarque Julie Delafontaine, médiathéquaire au lycée.

Outre les grafs des classes d?arts visuels, celles de sciences humaines ont, par exemple, travaillé sur l?histoire des banlieues. «Munis d?appareils photos, les étudiants sont ensuite partis sur le terrain pour illustrer ce que représentent, à leurs yeux, non pas les banlieues françaises, mais les nôtres», explique Julie Delafontaine.

Certaines classes de français ont, pour leur part, brossé le portrait de rappeurs. D?autres ont étudié des textes de rap ou de slam, à l?image de celle qui a travaillé sur des ballades moyenâgeuses avant de les transformer en rap. Le rapport? «Les rappeurs, en relatant des histoires du quotidien, sont peut-être les troubadours des temps modernes», répond la médiathéquaire.

Les fruits de ce projet pédagogique feront l?objet d?une exposition qui sera inaugurée le 10 mai, dans le bâtiment du lycée Jean-Piaget, situé à l?ouest de la faculté des lettres. / FLV

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