Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Des enfants jouent les chevaliers flanqués de dragons et de licornes

Dix garçons de 8 à 12 ans se sont plongés hier au c?ur de la vie des chevaliers du Moyen Age. Dans le cadre des activités de vacances de l'Atelier des musées, à Neuchâtel, ils se sont confectionné leurs propres boucliers, ornés de dragons, licornes ou autres créatures fantastiques. Reportage. «Moi, j'adore le Moyen Age, les châteaux forts et les énormes bâtiments construits sans les machines d'aujourd'hui. J'aurais aimé vivre quand il n'y avait pas d'électricité!» Gaël, 10 ans, attend impatiemment le début de l'activité de vacances intitulée «Vivre au Moyen Age».

20 avr. 2007, 12:00

Devant les Galeries de l'histoire, Marianne de Reynier Nevsky et Geneviève Petermann, les animatrices de la matinée, attendent les retardataires, puis invitent les garçons à entrer dans le musée.

«Que peut-on faire dans un musée?», commence Marianne de Reynier Nevsky. «Regarder, lire, marcher», répondent les enfants. «Et qu'est-ce qu'on n'ose pas faire?» «Courir! Crier! Toucher! Embêter!», s'exclament les garçons.

Les règles sont fixées. Les enfants pénètrent dans les salles d'exposition et découvrent, fascinés, les maquettes de Neuchâtel au Moyen Age. «C'était minuscule!», s'exclame le jeune Massimo. Qui s'enthousiasme tout autant en voyant l'épée et les éperons de Gérald de Valangin.

Mais le clou de l'exposition, c'est le comte Rodolphe de Neuchâtel. «Il a vécu au XIe siècle au château, chassait, guerroyait et écrivait des poèmes d'amour. Mais pas pour sa femme», explique Marianne de Reynier Nevsky.

Les enfants apprennent alors la suite du programme: ils pourront se plonger, l'espace d'un instant, dans la vie d'un chevalier du Moyen Age. Mission de la matinée: se confectionner son propre bouclier et l'orner d'armoiries imaginaires.

«Moi, je vais faire un lapin!», déclare Guillaume. «Tu crois vraiment que ça fera peur à tes ennemis?», le chicane Numa.

En route pour l'atelier, au Musée d'art et d'histoire. Une odeur de peinture et de colle embaume l'atmosphère. Les gosses empoignent leurs pinceaux, parent leurs boucliers de bois des plus belles couleurs, puis choisissent leurs armoiries.

Numa hésite entre un griffon, une licorne et une fleur de lys. Puis opte pour les trois. Le dragon remporte un succès prévisible. Mais Massimo, lui, préfère son cobra, «très venimeux».

Les boucliers prennent forme, les garçons comparent leurs ?uvres, mimant un air belliqueux. «J'ai pas envie qu'on m'attaque! Je suis neutre», plaisante un blondinet.

Il est l'heure pour les chevaliers de retrouver leurs mamans. Et de s'adonner à une petite séance de photos devant le musée. Les seigneurs d'un jour arborent fièrement leurs créatures hybrides et imaginaires. «Mais c'est trop pénible de poser! On a le soleil dans la figure», grogne Massimo.

Les animatrices rigolent. Surprises de voir que quelques rayons de soleil viennent à bout de ces preux chevaliers aux féroces armes défensives. /VGI

Votre publicité ici avec IMPACT_medias