Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Le retour de Liszt à la collégiale

29 mars 2010, 07:38

A partir des musiciens et des poètes qu'ils aiment, Guy Bovet et François Rochaix, complices de longue date d'intelligents forfaits, ont présenté, vendredi à la collégiale de Neuchâtel, une fantaisie musicale et littéraire d'une forte résonance.

Citoyen européen du 19e siècle, romantique bon teint, mystique, Liszt a participé pleinement à la vie de son temps, il offre à l'actualité d'aujourd'hui une sorte de pérennité de l'artiste. Le récit est extrait des «Lettres d'un voyageur» de George Sand. La 10e Lettre, écrite en 1836, évoque le voyage en Suisse de l'auteure, accompagnée de ses enfants, où elle retrouve Liszt, Marie d'Agoult et quelques amis. Elle commente la beauté des Alpes puis fait escale à Fribourg pour y voir l'orgue d'Aloys Mooser, considéré, à l'époque, comme l'un des plus beaux du monde.

«L'orage de Fribourg», œuvre de Jacques Vogt, interprétée vendredi à la collégiale de Neuchâtel par Guy Bovet, a soulevé l'admiration des auditeurs, comme Liszt, autrefois présent à Fribourg, avaient laissé ces derniers fascinés par la magnificence de l'instrument.

L'entreprise de Bovet et Rochaix est captivante, elle suit, page à page, le cheminement musical et littéraire des voyageurs, de la Pastorale extraite des «Années de pèlerinage» de Liszt à la Consolation, jusqu'au Dies Irae de Mozart. On savoure le climat de cette aventure visionnaire.

De l'autel où il s'est installé, François Rochaix, raconte. Puis, passant du rôle de metteur en scène à celui d'acteur, il monte sur la chaire du prédicateur. En rappelant les mots de l'abbé Félicité Robert de Lamennais, ami des précédents, évoquant la précarité de la vie terrestre et l'omniprésence du Dieu fort, il a fait trembler les murs de la collégiale.

Votre publicité ici avec IMPACT_medias