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Sonvilier dépose plainte suite à l'achat d'un camion

Lésée pour 26 000 francs, Sonvilier a décidé avec quatre autres communes de Suisse romande de porter plainte pénale contre le représentant valaisan qui aurait dû lui livrer son nouveau véhicule polyvalent. Le maire dit n'avoir aucun espoir de récupérer cet argent. Pour limiter les frais de procédure, la plainte est déposée en Valais. Depuis quelques mois, les communes de Sonvilier, Corcelles-Cormondrèche, Bagnes, Yvorne et Leysin savent que la bonne foi ne suffit pas en affaires. Les cinq collectivités publiques ont en effet déposé plainte pénale en Valais contre un représentant de Sembrancher, spécialisé dans la vente de véhicule pour les travaux publics. Prévenu d'escroquerie et d'abus de confiance, le vendeur n'a jamais honoré les engagements pris auprès de ses clients, tous intéressés à renouveler leur parc de machines pour leurs propres services des travaux publics.

08 juin 2008, 12:00

«Nous avons déposé plainte en Valais pour limiter les frais», a expliqué le maire de Sonvilier Bernard Meyer. Les citoyens de la commune ont voté en 2006 un crédit de remplacement de leur véhicule polyvalent, pour un montant de 200 000 francs. Et c'est au moment de verser un acompte de 100 000 fr. au représentant que le Conseil municipal s'est méfié. Il a donc exigé une garantie bancaire avant d'avancer le moindre centime, et bien lui en a pris, puisqu'il s'est aperçu après coup que le véhicule n'avait jamais été commandé auprès de la maison-mère.

Finalement, il a fallu passer par une autre entreprise pour voir le véhicule arriver à Sonvilier en avril de cette année. Avec une facture finale de 207000 francs, après déduction de la reprise des anciens équipements. «Nous avons été lésés pour un montant de 26000 fr. dans cette affaire», a expliqué le conseiller municipal Claude Schönenberg. «Parce que nous avons dû financer l'achat d'une saleuse qui s'est révélée incompatible sur le nouveau véhicule».

Corcelles-Cormondrèche a été plus gravement lésée dans le sens où cette commune a versé à fin 2006 un acompte de 120 000 francs avant la livraison promise par le représentant indélicat. «Le prix de l'achat, décidé par le Conseil général le 11 septembre 2006, s'élevait à 250 000 francs», a expliqué hier l'administrateur communal Pierre Mühlemann. «Nous avons signé le contrat en novembre 2006, mais nous avons été naïfs. Nous avons compté sur une autre entreprise pour nous faire livrer le véhicule au même prix. Le Conseil général a été informé de la situation ce printemps»

Pour les communes lésées, l'argent est perdu. Puisque le représentant visé par leurs plaintes a été déclaré en faillite dans son canton. «C'était un beau parleur», a relevé Pierre Mühlemann. «Je n'ai volé personne», a riposté hier le représentant de Sembrancher. Avant d'expliquer, avec la réserve due à la procédure lancée contre lui, n'avoir vendu aucune machine en 2007 en raison d'un changement d'importateur. Il a aussi répété que le procédé de l'acompte préalable était «largement utilisé» dans le cadre de l'achat de ces grosses machines.

La justice valaisanne tranchera. / PHC

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