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Opposé à la fusion, un député libéral évoque déjà un nouveau parti

La probable union entre les libéraux et les radicaux neuchâtelois provoquera-t-elle une implosion du Parti libéral? Entre le principal opposant et le président cantonal, les avis divergent... radicalement. Jacques Besancet n?est pas du genre à manier la langue de bois. Le menuisier député libéral de Corcelles-Cormondrèche ne veut pas entendre parler d?une fusion entre libéraux et radicaux neuchâtelois. Il franchit même un pas supplémentaire: en cas de oui dans les deux assemblées générales fixées simultanément le 10 avril prochain, il n?exclut pas de quitter les rangs de son parti... pour créer une nouvelle entité, le Parti libéral progressiste neuchâtelois.

24 févr. 2008, 12:00

«Il faut déjà voir ce qui se passera le 10 avril. Si la fusion est décidée à de courtes majorités, cela peut valoir la peine de créer un nouveau parti. Dans le cas contraire, ce sera plus difficile. Surtout qu?il nous faudra des fonds. Un nouveau parti, ça doit être quelque chose de solide.»

Président du Parti libéral-PPN, Jean-Claude Baudoin ne croit pas «une seule minute» à un nouveau parti: «Il n?y a plus de place sur le marché neuchâtelois.» D?ailleurs, c?est bien le reproche qui est fait actuellement aux libéraux et radicaux: «Comment justifier l?existence de deux partis qui ont le même bassin de recrutement et le même programme politique?»

Le même programme, vraiment? Jacques Besancet a des doutes. Lui se dit clairement à droite ? tout en se démarquant de l?UDC. Or, une fusion avec le Parti radical signifierait pour lui une orientation au centre, voire au centre gauche. «Là, on va perdre des plumes, au profit de l?UDC.»

«Partout où s?implante l?UDC, la droite traditionnelle recule. Forcément», rétorque Jean-Claude Baudoin. A ses yeux, la force d?un parti réuni, c?est précisément de «rassembler toutes les tendances d?une droite ouverte et progressiste, par opposition à l?UDC conservatrice.» Les radicaux plus à gauche? «Il y a autant de libéraux d?obédience sociale que de radicaux», coupe-t-il.

Mais son contradicteur n?en démord pas: il y aura toujours des libéraux qui ne voteront jamais radical et vice versa. Pour le président cantonal, cela tient à la fois à des contentieux historiques et à des querelles de personnes. Mais pas à des divergences profondes sur le plan politique. Il ne croit d?ailleurs pas Jacques Besancet, lorsque ce dernier affirme qu?une partie des députés libéraux pourrait le suivre. «Il suffit de voir le nombre de listes ULR (réd: Union libérale-radicale) qui se constituent dans les communes pour réaliser combien il est dans une logique de résistance qui ne tient pas sur le plan de la logique politique.» Réponse le 10 avril, puis le 27, lors des élections communales. / SDX

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