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Mariés et abonnés depuis 65 ans

09 avr. 2007, 12:00

René et Yvettte Juan, de Corcelles-Cormondrèche, célèbrent aujourd'hui leurs noces de palissandre. De leur amour poli par les ans - 65, tout de même -, nous ne saurons qu'une chose: «Ça fait un bout de temps qu'on dort ensemble», lâche, malicieux, René, qui fêtera son 86e anniversaire le 31 décembre prochain. «Nos familles étaient amies et nous avons souvent dormi dans le même lit quand nous étions enfants», complète l'époux, ravi de sa blague.

Natif de Saint-Imier, René Juan a épousé la Locloise Yvette Valsangiacomo le 7 avril 1942 à La Chaux-de-Fonds. Dans la foulée, le couple s'abonne à «L'Impartial», titre auquel il est resté fidèle contre vents et marées. Le journal qui leur est livré chaque jour dans le Bas leur apporte les nouvelles de ce Haut où ils ont donné toutes leurs énergies.

En 1943, René et Yvette ouvrent un salon de coiffure, rue Cernil-Antoine, avant de s'installer sur le Pod, juste en face du Grand-Pont. Un commerce qui tiendra plus de trente ans.

Combien de têtes coiffées, brushées, laquées, combien de coupes, combien de couleurs, combien de permanentes? Impossible à dire, évidemment. Une chose est sûre, René Juan était une figure connue à La Chaux-de-Fonds.

Son engagement pour la coiffure allait bien au-delà de la tenue d'un - voire de plusieurs - salon de coiffure. René Juan a formé des dizaines d'apprentis et dispensé des cours de technologie à l'Ecole des arts et métiers. Aux candidats à la maîtrise, il enseigna la pratique des affaires et le droit commercial, disciplines pour lesquelles on le requit de Genève, Lausanne et Sion.

Depuis sa retraite, il y a une quinzaine d'années, l'ancien maître-coiffeur ne peigne plus que son gazon et ne taille plus que ses arbres fruitiers. Il n'en tire, jure-t-il, que des pots de confiture.

Mais pourquoi donc deux natifs du Haut, toujours abonnés à leur «Impar» chéri ont-ils déménagé dans le Bas à l'heure de la retraite? Pour le lac, pardi! Passionnés de voile, les Juan l'ont sillonné en long et en large, ne se repliant sur leurs terres qu'une fois atteinte la limite de leurs forces. /LBY

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