Léon Hatot va quitter Auvernier

06 juin 2009, 08:10

La marque de haute joaillerie du Swatch Group Léon Hatot, basée à Auvernier, va quitter les lieux qu'elle occupait depuis 2007. La plupart de ses employés ont déjà été rapatriés au sein d'autres sociétés du groupe biennois. Hier, la façade noire de l'entreprise n'arborait déjà plus le logo rouge de Léon Hatot. Au total, l'entreprise employait une vingtaine de collaborateurs sur son site neuchâtelois.

«Au pire, nous pourrions devoir licencier deux ou trois personnes», précise Béatrice Howald, porte-parole de Swatch Group, qui dément catégoriquement des informations faisant état d'une quinzaine de licenciements au sein de la marque et du gel des activités: «Ce n'est pas vrai du tout! La fabrication des produits Léon Hatot reste réalisée essentiellement par DYB (réd: à Corcelles-Cormondrèche, en face du siège de Léon Hatot) et le réseau de boutiques poursuit ses activités tout à fait normalement.»

A la suite de la nomination d'Arlette Emch à la tête de Swatch, début mai, c'est Nicolas Hayek Junior qui a repris en mains Léon Hatot. «Le secteur de la bijouterie souffre beaucoup», d'où notre décision de ne pas faire l'extension prévue de la marque, mais de lui chercher d'autres marchés», précise Béatrice Howald.

Les locaux d'Auvernier (situés juste à côté du grand bâtiment de DYB), ne seront pas désertés pour autant: «Nous avons prévu de les mettre à disposition d'une autre marque du Swatch Group qui a besoin de s'agrandir, Tiffany. La société est basée à Bienne, mais elle est à la recherche de solutions pour la logistique.»

Du nom d'un créateur d'horloges et de bijoux très en vue durant les années folles, Léon Hatot est la plus jeune marque du Swatch Group. Elle a été rachetée en l'an 2000 aux enchères et s'est rapidement développée dans la joaillerie haut de gamme, ouvrant un réseau de boutiques à travers le monde, y compris, pour la Suisse, à Genève. En visite à Baselworld fin mars, une délégation neuchâteloise composée de conseillers d'Etat et de chefs de service avait notamment pu découvrir des pièces exceptionnelles. Ils avaient alors été reçus par Arlette Emch, qui estimait que la marque ne souffrait pas trop, alors, de la crise. /frk