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Un millésime 2020 modeste mais de bonne qualité

Alors que les vendanges ont débuté la semaine dernière dans le canton, une belle qualité de vin est attendue cette année. Les quantités seront, quant à elles, un peu moindres que d’habitude. Le point sur les vignobles, à l’heure des vendanges.

26 sept. 2020, 12:00
Le pinot noir est arrivé à maturité plus tôt que prévu, note Johannes Rösti, directeur de la Station viticole neuchâteloise.

Alors que les vendanges ont débuté la semaine dernière dans le canton, une belle qualité de vin est attendue cette année. Les quantités seront, quant à elles, un peu moindres que d’habitude. Le point sur les vignobles, à l’heure des vendanges. 

Depuis la semaine dernière, les parcelles de vignes sont remplies de monde affairé à vendanger. Le mot d’ordre était le même pour tous les vignobles du canton: profiter du beau temps tant qu’il dure.

«Le pinot noir était vraiment arrivé à maturité, et cela même plus tôt que nous le pensions», note Johannes Rösti, directeur de la Station viticole neuchâteloise. Ainsi, cette année se montre précoce, sur la moyenne des trente dernières, bien qu’elle ne soit pas aussi extrême que 2003, 2015 ou 2018. Mais une tendance se dessine, avec des vins aux concentrations plus élevées. «Il faudra s’habituer. C’est bien pour la qualité, mais cela change le profil du vin», précise l’expert. Avec le réchauffement climatique, Neuchâtel se dirige vers une production de vins plus costauds, parfois inhabituels pour la région.

Des vins riches

Qualitativement, c’est donc prometteur. Le millésime 2020 se profile comme 2018, avec des vins vraiment riches.  «Nous avons les résultats des premiers pinots noirs rentrés, qui montrent une accumulation de sucre très élevée.» 

«Au niveau de la qualité, nous sommes très contents, c’est magnifique, se réjouit Henry Grosjean, des Caves du château d’Auvernier. Les rendements ne sont pas énormes, c’est vrai, mais il faut être content que la nature ait été aussi clémente.» 

La quantité se situera en dessous de la moyenne. Ce sont surtout les conditions météorologiques du mois de juin, avec un retour du froid, qui ont eu un impact sur la floraison de la vigne. Cumulé avec la sécheresse de la fin du mois d’août et du début du mois de septembre, la baie n’a pas beaucoup gonflé ou a même commencé à flétrir, explique Johannes Rösti. Si c’est qualitativement intéressant, cela réduit les quantités.

 «Nous pensions être dans la moyenne mais, bien que nous n’ayons pas encore les chiffres, ça ne sera pas le cas.» Cela ne l’inquiète pas du point de vue cantonal: «Ce n’est pas une si mauvaise nouvelle, vu que nous devons absorber un retard du marché dû au coronavirus. Cela permettra d’équilibrer la production et les stocks, à Neuchâtel, et surtout au niveau suisse.»

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