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Les arguments défavorables

10 juin 2011, 09:21

Tout comme lors de la première séance d'information sur la fusion ABC (Auvernier, Bôle, Colombier) à Bôle, celle de mercredi soir, à Auvernier, fut l'occasion pour le public d'interroger les exécutifs des trois communes, notamment au sujet de la fiscalité.

Après avoir qualifié la politique de fusion mise en place dans le canton de «bricolage», l'ancien conseiller communal perchette Walter Willener, par ailleurs, député UDC, s'est immédiatement attaqué à la question du coefficient fiscal. «Je trouve inadmissible que la question du coefficient fiscal ne soit soulevée qu'en fin d'exposé et que le chiffre ne soit même pas communiqué.» Il s'agit, selon lui, d'un élément déterminant du choix de la population. D'autres s'en sont aussi étonnés.

Question de solidité

Dans un premier temps, Jacques Blanc, représentant de la fiduciaire DBO spécialisée dans l'accompagnement de fusion de communes, a expliqué qu' «il préférait donner un chiffre précis et qu'il ne serait pas honnête d'en communiquer un à ce jour.» Pour rester sur le sujet des finances, puisque le thème semblait cher à l'assemblée, Jacques Blanc a rappelé qu'une commune fusionnée était plus solide financièrement du fait de la diminution du risque fiscal. «La volatilité des revenus des contribuables serait moins élevée à Milvignes», a-t-il dit avant d'illustrer son propos: «la perte d'importants contribuables est plus pénalisante pour une petite commune que pour une ville de 10 000 habitants.»

Le poids de Milvignes

L'argument du poids de la nouvelle commune par rapport aux décisions du canton, très présent dans le dossier préparé par les groupes de travail, a également été contré. Si Walter Willener a déclaré, en tant que député, que c'était de «la rigolade», une autre voix a remarqué que le nombre d'habitants ne changeait rien: «Une seule personne peut faire plier le canton, n'est-ce pas monsieur Couchepin?», a-t-on entendu en allusion à la votation sur la fiscalité reportée.

Enfin, le taux d'activité de 40% des conseillers communaux a été critiqué dans les deux sens: certains trouvant le taux trop haut: «seuls les personnes âgées, les mères au foyer et les avocats (sic!) pourront occuper la fonction». D'autres le jugeant trop court: «à 30% nos autorités ont déjà la tête sous l'eau alors à 40...» / gve

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