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«La chance de ma vie»

Nico de Rooij a quitté les Pays-Bas, en 1982, pour s'établir en ville de Neuchâtel avec sa famille. L'actuel directeur de l'institut de microtechnique de l'Université de Neuchâtel adore sa région d'adoption et le dit Il y a ceux qui repartent dare-dare à la première occasion, et ceux qui sont toujours là après sept, dix, vingt ans... et heureux de l?être. Expatriés arrivés généralement au hasard de leur parcours professionnel, ils se sont bien intégrés. Quel est leur regard sur la région? Quels sont leurs coups de c?ur, leurs bémols? Nous sommes allés à leur rencontre dans le cadre de notre série d?été. Pour clore celle-ci , nous donnons la parole à un Néerlandais.

28 août 2006, 12:00

«Neuchâtel, c'est un coin du monde où la vie est très agréable. Un petit paradis!», s'exclame Nico de Rooij. Son drôle d'accent, sa taille impressionnante et son nom trahissent ses origines bataves. Venu des Pays-Bas en 1982 avec femme et enfant, il n'est jamais reparti! «Suite à la création d'une nouvelle chaire de microtechnique, j'ai eu la chance de ma vie de pouvoir postuler ici en Suisse», relate l'actuel directeur de l'institut de microtechnique de l'Université de Neuchâtel (IMT). «Quand j'ai reçu l'offre, on n'a pas hésité une seconde! Lorsque nous avons déménagé, ma femme était enceinte de notre deuxième enfant.»

Nico de Rooij et son épouse Alida ont trois grands enfants: deux filles, Nicoline, 25 ans, et Marjolaine, 23 ans, et un garçon, Florian, 18 ans. La famille a vécu deux ans à Neuchâtel puis 20 ans à Bôle avant de revenir habiter au chef-lieu.

A la maison, Nico de Rooij parle en néerlandais avec son épouse. Il parle en français ou néerlandais avec ses enfants, qui sont également bilingues. «Les enfants ont commencé à parler français à l'école», précise le Néerlandais, âgé de 55 ans.

Un directeur heureux

Heureux dans sa région d'adoption, Nico de Rooij l'est aussi à l'IMT. «On peut travailler avec pour base la confiance. C'est très positif! Mes collaborateurs (près de 140 personnes) sont motivés et performants. L'IMT a connu une croissance spectaculaire depuis 1975. La microtechnique est un domaine prioritaire et en plein développement. On a des collaborations en Suisse, en Europe, aux Etats-Unis, au Japon, à Singapour...», se réjouit le professeur. Il est souvent à l'étranger dans le cadre de son travail. «J'ai la chance de beaucoup voyager. Je suis toujours content de rentrer. La qualité de vie est excellente ici», s'enthousiasme Nico de Rooij.

Il ne tarit pas d'éloges sur la région et les Neuchâtelois: «Neuchâtel, c'était un coup de foudre! L'environnement est magnifique, à côté du lac et près des Alpes. Les gens sont très ouverts. On n'a pas eu la tentation d'aller ailleurs!» Le directeur de l'IMT apprécie la petite taille de la ville. «On n'a pas les problèmes de criminalité, de pollution et de circulation des grandes villes. Les infrastructures sont aussi extrêmement performantes pour une communauté qui n'est pas énorme.» Quels contacts a-t-il conservé avec les Pays-Bas? «J'y retourne environ quatre fois par an. C'est pas loin de la Suisse! On a gardé des contacts avec la famille et aussi dans le domaine professionnel», explique le professeur de Rooij. Après 24 ans en Suisse, envisage-t-il une naturalisation? «On hésite encore! La nationalité suisse, c'est un projet. Ce n'est pas facile d'avoir la double nationalité en étant Néerlandais.»

Mais, et c'est sans doute ça le plus important, il est évident que Nico de Rooij se sent comme un poisson dans l'eau au bord du lac de Neuchâtel. / BWE

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