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Face à Bôle, Saint-Imier fête enfin un succès

En deuxième ligue interrégionale, la lanterne rouge remporte le derby.

11 avr. 2011, 08:49

Samedi, Saint-Imier a signé, contre Bôle, sa première victoire de l'exercice en deuxième ligue interrégionale, en emballant totalement la seconde période, une fois n'est pas coutume.

Ce succès ne souffre d'aucune discussion. Pourtant, c'est Bôle qui avait ouvert la marque peu avant le thé, Pelletier surprenant Omerbegovic en bottant un corner directement dans le filet du portier local. Mais cela n'ébranlait en rien la volonté des «jaune et noir». «J'ai demandé une vive réaction à mes joueurs car je sentais que Bôle n'était pas bien en jambes, ils ont beaucoup travaillé pour obtenir ce succès avec un état d'esprit toujours positif», analysait Enzo Meo, le boss de Saint-Imier. Et c'est vrai, la réaction des Imériens fut probante: à la 51e, Stéphane Menanga montra une belle ténacité pour aller jouer un ballon vers la ligne de fond. Il obligea ainsi Metafuna à la faute, que le directeur de jeu n'hésita pas à sanctionner d'un penalty. Le jeune Imérien se fit justice lui-même pour égaliser. Cela donna des ailes aux Erguéliens, qui prirent alors totalement le jeu à leur compte.

On surprit même le public s'enthousiasmer au plus fort de la pression imérienne. Il y avait bien longtemps que cela n'était plus arrivé. Bôle semblait comme étouffé et sans réaction. Et à la 78e, le même Menanga servait un caviar pour Pedro Da Silva, dont le tir laissa le portier neuchâtelois pantois. Les Neuchâtelois ne s'en relèveront pas et Da Silva enfonça encore un peu plus le clou quatre minutes plus tard. «On voit notre amélioration match après match, car nous avons manqué de terrain à la reprise. En plus avec deux attaquants nous pesons plus sur la défense adverse», narrera le double buteur.

Enzo Meo en place jusqu'à la fin de la saison

Outre le succès, du côté de Saint-Imier, c'est l'annonce de la non-reconduction du contrat d'Enzo Meo qui a fait parler. Il l'a annoncé lui-même à ses joueurs, selon ses vœux, jeudi soir. La décision est tombée au terme d'un entretien avec le président Grégor Doutaz, qui s'est toujours refusé, contre vents et marrée, à se séparer du technicien de Bassecourt durant la saison. «Nous allons nous quitter d'un commun accord, Enzo est un gentleman», glissait le président. «Nous avons réussi de belles choses avec lui, notamment une promotion qui déboucha sur une saison que nous savions difficile.»

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