Braqueur de poste toujours en cavale

25 janv. 2010, 04:15

L'individu armé qui a braqué le bureau de poste de Rochefort vendredi soir (notre édition de samedi) court toujours. Dans un communiqué diffusé hier, la police neuchâteloise et le juge d'instruction en charge de l'affaire annoncent qu'ils ont pu établir le portrait-robot de l'auteur du brigandage, sur la base des indications de la buraliste en fonction au moment des faits.

Le signalement de cet individu est le suivant: il s'agit d'un homme de corpulence mince, 1m80, cheveux courts et foncés, âgé entre 25 et 35 ans, de type européen du sud, au teint halé ou simplement bronzé, s'exprimant en français avec un accent indéterminé. Au moment des faits, il portait des vêtements foncés ainsi qu'une casquette blanche avec un logo noir.

Vendredi vers 18 heures, cet homme a fait irruption dans les locaux de la poste de Rochefort. Il a menacé la buraliste, seule au guichet, au moyen d'une arme à feu, puis a emporté le contenu de la caisse, qui s'élevait à 800 francs. Il a ensuite pris la fuite en direction de Bôle. Comment? «Cela fait justement partie des choses que nous devons établir», répond Marc Rémy, le juge d'instruction en charge de l'affaire.

«Un important dispositif de huit patrouilles de police a quadrillé vendredi la région de Rochefort et Bôle. Il a été levé vers 22-23 heures le soir même», indique-t-il.

«A un moment donné, un tel dispositif doit être levé pour permettre aux agents de partir sur d'autres missions», explique le juge d'instruction. Pour l'heure, l'enquête se poursuit.

Quant à la buraliste menacée, elle n'a heureusement pas été violentée. «Elle a reçu une proposition d'assistance psychologique, qu'elle a déclinée. Mais elle peut toujours faire valoir cette proposition par la suite», précise Marc Rémy.

Le juge explique qu'à ce stade de l'enquête, «rien ne permet d'établir un lien entre ce brigandage et la tentative de brigandage qui a eu lieu jeudi devant la station essence Coop de Marin» (notre édition de samedi). «Les deux affaires sont donc traitées de manière séparée.»

Celle de Marin n'a pas été saisie par un magistrat. Elle est entre les mains de la police, qui s'est refusée à communiquer sur ce sujet ce week-end. L'auteur du brigandage manqué n'a pas été retrouvé. Et aucun portrait-robot n'a été établi. «Peut-être parce que la personne se trouvait à distance, à l'extérieur», suppose Marc Rémy. «Un portrait-robot est réalisé seulement lorsque nous disposons d'une description assez précise d'un individu.»

Après ces deux évènements de la semaine passée, la population neuchâteloise a-t-elle de quoi s'inquiéter? «A mon avis, c'est un pur hasard du calendrier que ces deux affaires se sont produites deux jours de suite! Je ne pense pas que le climat change dans la région. Il n'y a aucune raison de tomber dans l'alarmisme.»

Les personnes pouvant donner des informations quant à l'individu recherché sont priées de contacter la police neuchâteloise au 032 889 9000

Braqueur de poste toujours en cavale