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Match ou pas, des caméras filment les abords du stade de la Maladière

Posées récemment, des caméras surveillent les abords du complexe de la Maladière. Elles tournent en permanence, mais les images ne sont exploitées en direct qu'en cas de manifestation publique au stade. Depuis une semaine, le système de surveillance du nouveau stade de la Maladière, à Neuchâtel, est physiquement complet: quatre caméras posées aux quatre coins du bâtiment en filment les abords immédiats, soit la rue de la Pierre-à-Mazel, la rue du Stade, le quai Robert-Comtesse et, à l'est, l'esplanade ménagée entre les escaliers d'accès et la rue du Littoral. Elles s'ajoutent au système de vidéosurveillance intérieure, complètement opérationnel depuis le 31 mars. Trois autres caméras filment la zone d'entrée et la zone de sortie des véhicules du SIS, mais dans l'unique but de contrôler qu'elles soient vierges de tout obstacle.

22 avr. 2007, 12:00

Que l'on filme, pour des raisons de sécurité, ce qui se passe dans un stade de football durant un match ou une autre manifestation ne se discute plus. Mais pourquoi braquer des caméras sur les abords de l'infrastructure, autrement dit sur des espaces où peut déambuler tout un chacun, porteur ou non d'un ticket d'accès au stade?

«En cas de manifestation publique à la Maladière, l'attroupement commence à l'extérieur, donc les problèmes de sécurité aussi. Nous devons donc pouvoir surveiller ce qui s'y passe», répond Antoine Grandjean, directeur de la Police.

Mais pas n'importe comment: «En cas de match, par exemple, les caméras et les écrans sont desservis par des agents de la société de sécurité mandatée par Xamax. Mais il y a toujours avec eux au moins un agent de la police de la Ville et un fonctionnaire de mon service», décrit Eric Leuba, chef du Service de salubrité et de prévention incendie (SSPI). Ce dispositif se met en route à l'ouverture des portes, soit environ 90 minutes avant le coup d'envoi. Et, en général, il n'y a plus de spectateur à surveiller une demi-heure après la fin du match.

Hors manifestation publique, les écrans sont éteints. Personne ne passe donc ses journées dans la régie centrale du stade à observer les passants qui longent l'une de ses façades ou qui papotent à l'entrée du centre commercial.

Mais les caméras tournent. A entendre le directeur de la Police et le chef du SSPI, il faut les paramétrer à chaque mise en route, l'opération n'est pas simple, et il convient donc de ne jamais les éteindre.

Où ça se corse, c'est que le disque dur du système enregistre aussi les images prises hors événement. «Mais il n'y a que moi et la société administratrice du système qui avons la clé technique pour accéder à ce stockage», assure Eric Leuba. «Et seuls un juge d'instruction ou des policiers auraient le droit d'en exploiter le contenu.»

Le chef du SSPI relève par ailleurs que les espaces privés sont protégés: «Par exemple, si une fenêtre d'un logement donnant sur la rue du Stade commence à entrer dans le champ, cette partie de l'image est brouillée automatiquement.» Il assure en outre que les images sont protégées contre tout enregistrement non autorisé et contre tout trucage.

«J'ai essayé: on ne peut même les monter.» Mais Eric Leuba ne se prend pas pour un génie de l'informatique. Il fera donc tester la solidité de ces barrières par le Centre électronique de gestion. / JMP

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