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Mari cogneur et sans regrets

Après avoir frappé la tête de son épouse contre un mur, il est agressif avec la police appelée sur les lieux. Il risque quatre mois ferme Igor*, c'est un cogneur efficace. Il s'en est violemment pris à sa femme, faubourg de l'Hôpital à Neuchâtel. Il l'a brutalisée, en pleine rue, une nuit d'août. Appelée sur les lieux par un témoin, la police a dû elle aussi essuyer l'agressivité du Macédonien de 31 ans. Résultat: quatre agents ont déposé plainte et l'individu a comparu hier au Tribunal de police pour plusieurs infractions au Code pénal. Le ministère public réclamait quatre mois de prison ferme.

01 févr. 2006, 12:00

Le point de départ? Incompréhensible. Après une soirée à Yverdon-les-Bains, madame conduit pour rentrer, son mari ayant trop bu. A l'approche de Neuchâtel, Igor veut prendre le volant. L'épouse refuse. Mais l'homme insiste et s'énerve au point que la femme finit par stopper l'auto, faubourg de l'Hôpital. Elle sort, annonçant qu'elle rentrera à pied. Hors de lui, Igor réagit en la frappant avec une violence inouïe, n'hésitant pas à cogner sa tête contre un mur. Un voisin voit la scène et alerte la police.

«Elle aurait pu mourir»

«Vous devez être content que quelqu'un soit intervenu, a martelé la présidente du tribunal. Votre épouse aurait pu mourir!» Lorsqu'elle interroge le prévenu sur ce qu'il pense de ses actes, la réponse est laconique: «Je suis déçu.» Rien d'autre.

Pas un mot de regret, ni une pensée pour son épouse, ni des excuses. A la cour, l'un des policiers plaignants a relaté qu'après les faits, «le prévenu a fait preuve d'un détachement incroyable. La femme était en état de choc, le visage en sang. Le prévenu se tenait assis à plusieurs mètres, sans s'en préoccuper. Il nous a dit qu'elle jouait la comédie. L'état de santé de son épouse ne l'intéressait nullement». Même lorsque la victime s'évanouit. Réaction d'Igor? Il cherche à empêcher la police de s'en occuper, bousculant au passage un agent.

Pendant qu'une ambulance se charge de l'épouse, l'agresseur doit être neutralisé par les forces de l'ordre. Il prend un coup de matraque, est menotté. Les explications divergent. Le prévenu affirme avoir tenté de retourner à la voiture pour ses cigarettes et que les agents l'en ont empêché. Pour la police, en revanche, c'est son comportement agressif qui a déclenché l'arrestation musclée. Un agent a d'ailleurs été légèrement blessé.

Mais la défense a soutenu que le pronostic est favorable. Casier judiciaire vierge, suivi psychiatrique, plus d'alcool. Igor dit qu'il a renoncé à boire depuis les faits, reconnaissant qu'il a l'alcool mauvais.

L'épouse, quant à elle, refuse de porter plainte contre son mari. Mais l'agression est poursuivie d'office. La présidente du tribunal rendra son jugement en mai, le temps de demander une dernière fois à la victime si elle maintient sa position. / BRE

* Prénom fictif

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