L’Université de Neuchâtel cherche des bébés pour des expériences

Une doctorante en logopédie de l’Université de Neuchâtel cherche des volontaires pour ses recherches sur l’acquisition précoce du langage oral.

03 déc. 2019, 16:26
L'université recherche des volontaires pour ses études sur l'acquisition du langage.

Que les jeunes parents se rassurent: leur enfant ne sera soumis à aucune expérience traumatisante. Il s’agira pour eux avant tout de s’amuser devant un écran. Pour ses recherches, la doctorante en logopédie de l’Université de Neuchâtel (Unine) Julie Bodard cherche des bébés nés entre le 15 mai et 15 novembre 2018.

La chercheuse compte développer une nouvelle méthodologie pour comprendre les premiers pas humains dans la construction des phrases. «Le projet s’intéresse aux mécanismes sous-tendant l’acquisition précoce du langage oral, et plus particulièrement aux capacités à détecter les régularités de la langue de manière involontaire et inconsciente», indique Julie Bodard dans le communiqué de l’Unine. «Si on entend par exemple ‘jolicheval’, combien d’enfants comprendront ‘joli cheval’ plutôt que ‘jo liche val’?», illustre la chercheuse.

Sons et images

Les tout jeunes volontaires participeront à quatre ou cinq rencontres, à raison d’une tous les six mois. Les expériences durent entre 5 et 10 minutes chacune. Lors des premières phases, l’enfant, assis sur les genoux de son parent devra associer les sons et les images se déroulant sur un écran. Ce dernier sera équipé d’une caméra infrarouge, afin de mesurer les périodes d’attention de l’enfant. 

Les expériences prendront fin en novembre 2021. «Outre l’objectif de comprendre la façon dont apparaissent la perception et la formulation du langage, cette recherche pourrait contribuer à la création de nouveaux outils de dépistage précoce de troubles langagiers», conclut l’Unine.

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